
J'ai assisté il y a peu à la projection du nouveau film de Tony Kaye, réalisateur du très connu American History X. Adrien Brody est au centre de Detachment, long-métrage sur l'éducation scolaire, civile, parentale mais pas que. Je préfère vous prévenir de suite: le film est assez rude, non pas à cause d'images violentes mais de l'atmosphère qui s'en dégage. J'ai chouiné à plusieurs reprises et j'en suis ressortie le cerveau un peu à plat et avec moins de joie de vivre. Mais c'est quelque chose à voir dans les salles obscures dès le mois de février, vraiment.

Henry est professeur remplaçant de littérature anglophone. Le film le suit lors d'une mission dans un lycée difficile de banlieue américaine parmi tant d'autres, où l'on découvre ses élèves, ses collègues et la vie de ce mystérieux personnage principal. Si les conditions borderline dans lesquelles ils travaillent tous sont dépeintes (plus dues à la mauvaise volonté humaine qu'aux moyens financiers, soit dit en passant), Tony Kaye s'est surtout penché sur la propension humaine à cacher ses sentiments véritables, quitte à se voiler la face, jusqu'au jour où tout explose. Jusqu'où l'être humain peut-il éluder des secrets trop lourds ou une souffrance de tous les jours ? Comment même parvient-il à le faire ?

Henry, lui, a choisi d'aider les autres pour oublier. Membres de sa famille, orphelins, élèves persécutés, collègues en pleine dépression: tout le monde y passe, jusqu'au jour où sa propre histoire personnelle refait surface et que l'égoïsme reprend le dessus. Ou comment mentir aux autres et se mentir à soi-même jusqu'à l'implosion, et continuer toujours un peu...

Attention, INSTANT SPOILER pour ceux qui l'ont déjà vu: je suis persuadée qu'Henry ne dit pas toute la vérité au sujet des relations entre sa mère et son grand-père. Il dit se douter de quelque chose, mais qu'en est-il de la cassette estampillée "For Henry ♥" qui revient plusieurs fois à l'écran. Oui j'ai beaucoup réfléchi à l'issue du film, notamment sur ses non-dits (comme le résultat du test VIH d'Erica). INSTANT SPOILER TERMINE.

Bref, le film est une très intéressante introspection de l'âme humaine selon moi. J'ai cru avoir à faire à quelque chose très démago dès les premières minutes mais le ton d'Adrian Brody s'explique au fur et à mesure. Certains, à l'issue de la projection, ont critiqué la multitude de thèmes abordés en seulement 1h35 (l'éducation, la famille, la reconnaissance, le pardon, le suicide...) mais j'y vois quelque chose de très logique: personne ne peut sur le long terme dissocier carrière professionnelle et vie personnelle. On se doute d'ailleurs qu'Henry a choisi la voie de l'enseignement par rapport aux évènements survenus lorsqu'il était plus jeune, preuve que tout est inconsciemment lié. Ajoutez à cela une ribambelle de bons acteurs (Lucy Liu, Bryan Cranston, Tim Blake Nelson, Sami Gayle...) et une belle B.O, et vous obtenez un film très poignant. Je vous le conseille vraiment (au cas où vous ne l'auriez pas encore compris) et j'espère qu'il ne passera pas inaperçu à sa sortie le 1er février.
PS: mon copain a beaucoup aimé le film lui aussi alors qu'il est quand même très difficile. Et pas uniquement parce que Christina Hendricks, la rousse au gros lolos de Madmen, y joue un rôle.
Et vous, avez-vous entendu parler de Detachment ? Pensez-vous aller le voir dans les salles ?

Henry est professeur remplaçant de littérature anglophone. Le film le suit lors d'une mission dans un lycée difficile de banlieue américaine parmi tant d'autres, où l'on découvre ses élèves, ses collègues et la vie de ce mystérieux personnage principal. Si les conditions borderline dans lesquelles ils travaillent tous sont dépeintes (plus dues à la mauvaise volonté humaine qu'aux moyens financiers, soit dit en passant), Tony Kaye s'est surtout penché sur la propension humaine à cacher ses sentiments véritables, quitte à se voiler la face, jusqu'au jour où tout explose. Jusqu'où l'être humain peut-il éluder des secrets trop lourds ou une souffrance de tous les jours ? Comment même parvient-il à le faire ?

Henry, lui, a choisi d'aider les autres pour oublier. Membres de sa famille, orphelins, élèves persécutés, collègues en pleine dépression: tout le monde y passe, jusqu'au jour où sa propre histoire personnelle refait surface et que l'égoïsme reprend le dessus. Ou comment mentir aux autres et se mentir à soi-même jusqu'à l'implosion, et continuer toujours un peu...

Attention, INSTANT SPOILER pour ceux qui l'ont déjà vu: je suis persuadée qu'Henry ne dit pas toute la vérité au sujet des relations entre sa mère et son grand-père. Il dit se douter de quelque chose, mais qu'en est-il de la cassette estampillée "For Henry ♥" qui revient plusieurs fois à l'écran. Oui j'ai beaucoup réfléchi à l'issue du film, notamment sur ses non-dits (comme le résultat du test VIH d'Erica). INSTANT SPOILER TERMINE.

Bref, le film est une très intéressante introspection de l'âme humaine selon moi. J'ai cru avoir à faire à quelque chose très démago dès les premières minutes mais le ton d'Adrian Brody s'explique au fur et à mesure. Certains, à l'issue de la projection, ont critiqué la multitude de thèmes abordés en seulement 1h35 (l'éducation, la famille, la reconnaissance, le pardon, le suicide...) mais j'y vois quelque chose de très logique: personne ne peut sur le long terme dissocier carrière professionnelle et vie personnelle. On se doute d'ailleurs qu'Henry a choisi la voie de l'enseignement par rapport aux évènements survenus lorsqu'il était plus jeune, preuve que tout est inconsciemment lié. Ajoutez à cela une ribambelle de bons acteurs (Lucy Liu, Bryan Cranston, Tim Blake Nelson, Sami Gayle...) et une belle B.O, et vous obtenez un film très poignant. Je vous le conseille vraiment (au cas où vous ne l'auriez pas encore compris) et j'espère qu'il ne passera pas inaperçu à sa sortie le 1er février.
PS: mon copain a beaucoup aimé le film lui aussi alors qu'il est quand même très difficile. Et pas uniquement parce que Christina Hendricks, la rousse au gros lolos de Madmen, y joue un rôle.
Et vous, avez-vous entendu parler de Detachment ? Pensez-vous aller le voir dans les salles ?
tu me donnes vraiment envie de voir ce film. Je le note
RépondreSupprimerHello Jade!
RépondreSupprimerJe n'en avais pas entendu parler mais ton article et la bande annonce m'ont convaincue!
J'irai le voir en février, c'est décidé :)
Bonne soirée !
Pareil tu m'as donné envie ! Merci ^^
RépondreSupprimerLilyvia: chouette ! J'espère qu'il te plaira !
RépondreSupprimerJulia: c'est justement le problème, je trouve qu'on ne parle pas assez de sa sortie prochaine (alors que le film a été récompensée deux fois au Festival de Deauville) :( il risque de passer un peu à la trappe je pense !
Fanny: cool :)
Bisou
Je ne l'ai pas détesté mais je ne l'ai pas aimé non plus. Comme tu dis, on en ressort un peu vidé avec finalement assez peu d'espoir en l'être humain... à ne surtout pas aller voir si on est déprimé !!! :/
RépondreSupprimerJe n'en ai pas entendu parler!! Je me demande bien pourquoi, j'espère que l'UGC de Bordeaux le proposera à l'affiche!
RépondreSupprimerJ'espère comme toi que le film la vérité si je mens 3 qui sort en même temps ne lui volera pas l'affiche mais j'en doute fort malheureusement.
je vais aller voir sur le site de l'UGC s'il n'y a pas une avant première ...
Merci pour cet article. Le film a l'air super, j'ai adoré American History X et chéri aussi donc je pense que l'on ne sera pas déçu de celui ci
Biz
Hello Jade! Je l'ai vu en Septembre dernier lors du festival de Deauville, et comme tu dis: quelle claque!! Superbe film très réussi qui a eu si je ne me trompe pas un voir plusieurs prix au festival; entièrement mérité!
RépondreSupprimerHello ! Merci pour ton article, je viens de voir la bande annonce et c'est décidé, j'irais le voir à sa sortie :) c'est marrant parce que tu dis que ton copain est difficile et qu'il a aimé, le mien est pareil et je suis sûre qu'il va aimer aussi ^^
RépondreSupprimerClyne: c'est vrai que c'est loin d'être gai mais on est tous passé par cet état d'esprit un jour au l'autre, non ? :)
RépondreSupprimerPitchounnette: je t'avoue ne pas avoir vu "American History X", honte intersidérale ! Il me reste encore une multitude de classiques à découvrir malheureusement !
Sarah: oui en effet, il a reçu deux prix (dont un de la Fondation Cartier il me semble) ! Et je suis d'accord avec toi, c'est mérité !
Ariane: j'espère qu'il vous plaira en tout cas :)
Bise