
Le week-end dernier, j'ai à nouveau pris le train mais en direction de
Bordeaux pour quelques jours entre blogueuses placés sous le signe de l'
oenologie et des plaisirs de la table! Au programme: (de nombreuses)
dégustations,
ateliers autour du vin ou
visites de domaines et de Saint-Emilion, tout ça grâce au
CIVB alias Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux. Créé en 1948, cet organisme assure la promotion des crus bordelais aussi bien au niveau national qu'international, et une
plateforme spécial blogueurs a même été mise en place pour ceux que le sujet intéresse (
cliquez ici). Trèves de bavardages, voici un "petit"
récapitulatif de mon séjour à Bordeaux (et plein de liens aussi), je vais tenter d'être plus concise mais ça n'est pas gagné :)



Vendredi soir, arrivée en gare de
Bordeaux-Saint-Jean. Nous sommes accueillies par Jean-Loup, notre gentil "chauffeur" et partons vers notre bel
hôtel,
Le Normandie, que je vous montrerai un peu plus tard. Pas le temps de roupiller puisque nous nous dirigeons déjà vers le
Bar à Vin du CIVB, lieu très classe et tamisé apparemment très apprécié par les trentenaires. Entre
vitraux,
tables basses et petits
fauteuils, je passe à la dégustation: 3 verres nous sont proposés mais je craque de suite sur le premier, un délicieux
Crémant de Bordeaux (miam). Ajoutez à cela des
charcuteries, du
fromage et du bon pain et mon ventre est déjà bien rempli, sauf qu'il ne s'agit en fait que de l'
apéritif... Direction donc la
Brasserie Bordelaise, sorte de cantine aux plats 100%
terroir et
carnivore avec ses faux-filets, sa ventrèche, son canard et ses bonnes frites maison. Et
2 kilos pris en un soir, ça fait un peu mal par là où ça passe hein (mais c'est trop bon).
Après une bonne nuit de repos ou de digestion (au choix), nous retournons au Bar à Vin, non pas pour prendre un verre mais suivre un
cours d'oenologie dans le même bâtiment, à l'
Ecole du Vin. C'est notre guide,
Nathalie, qui l'anime et je peux vous dire que la quiche que j'étais se sentait moins bête en partant 1h30 plus tard! Par exemple, les différents vins de Bordeaux sont en fait les fruits d'
assemblages méticuleux de différents cépages. Par "
cépages", on entend "Cabernet", "Sauvignon" ou "Merlot", qui ne sont donc pas des noms de domaines mais des variétés de raisins (hum...). La marque
Caudalie, elle, s'est tout simplement inspirée du mot latin
cauda définissant la longueur en bouche d'un vin après l'avoir bu... Intéressant, n'est-ce point?







Thierry Lurton, propriétaire du superbe
Château de Camarsac, nous attend ensuite pour le déjeuner (avec des cannelés en dessert, miam
again) et pour une présentation et visite de son
domaine viticole. Le
Château date pour sa partie ancienne du 12e siècle mais Thierry l'a seulement repris en
2007, après avoir travaillé au Brésil auprès de jeunes en difficulté. Sauf que dans la famille Lurton, posséder un tel domaine n'est pas extraordinaire puisque le patriarche a légué un domaine à chacun de ses 11 enfants! Notre hôte, véritable passionné, est en tout cas très
accueillant et sa demeure l'est tout autant, entre son
donjon, ses hectares de
vignes et ses
chais que nous avons pu visiter. Et moralité, le vin avant assemblage est
rouge grenadine, et plutôt bon en fait!





Après toutes ces émotions, nous voilà en direction de
Saint-Emilion, adorable village où je m'étais déjà rendu mais dont j'avais tout oublié! Le bar à vin
L'Essentiel nous ouvre ses portes pour une dégustation des vins de
Jean-Luc Thunevin, accessoirement propriétaire de cet endroit coloré et original. Leur must? "
Château Valandraud", meilleur Saint-Emilion Grand Cru selon les spécialistes et disponible au prix de
250€ la bouteille (!), "Virginie de Valandraud" et "Bad Boy".
Murielle Andraud, compagne et collègue de Jean-Luc Thunevin", nous fait alors visiter son
garage, l'endroit où tout s'est joué il y a quelques années. En effet, désireux de produire leur propre vin sans pour autant en avoir les moyens, ils achètent une petite parcelle, trient le raisin à la main et le stockent dans leur garage, d'où le surnom moqueur,
vin de garage, associé à leurs produits. Une bien jolie et
touchante histoire quand l'on voit leur subite et méritée
ascension quelques années plus tard. Et l'étiquette de "
Bad Boy" est super
kitsch en plus, le pied!




Nous terminons la journée de samedi au
7e Péché, restaurant tenu par un
grand chef très porté sur la cuisine
moderne, voire
moléculaire. Une première fois pour moi, et je n'ai vraiment pas été déçue!
Cabillaud parfait,
aubergines (alors que je déteste ça d'habitude) au pistou,
gaspacho andalou dans un tube à essai,
foie gras de canard,
brioche maison... Les portions ne sont pas énormes mais c'est bien suffisant.
Mention spéciale à la purée de pomme de terre, wasabi et thon en verrine, la
tuerie intersidérale. Comment ça, je n'ai fait que
boire et
manger? J'ai pris du poids, je vous avais prévenus... Et un petit tour par la
fête forraine de la Place des Quinconces en espérant perdre des cuisses, deux mojitos pris dans Chez Greg (c'est le nom du bar, bande de cochonnes) et au dodo, Nathalie nous attend dès 10 heures le lendemain matin pour une histoire de signes oenologiques et de Winery...


La suite au prochain et dernier épisode, mais je vous conseille en tout cas de revenir dès dimanche soir car il y aura du très beau cadeau à gagner en se remuant un peu les méninges...