dimanche 31 mai 2009

Concours: American Vintage et sa nouvelle collection


La marque marseillaise American Vintage a décidé de s'installer à Paris: deux concept-stores seront bientôt inaugurés dans le centre de la ville, pour le plus grand bonheur des accros du basique. A cette occasion, je vous propose de (re?)découvrir leur collection Printemps/Eté 2009, légère et parfois haute en couleur. Le coton s'y décline à l'infini et de nouvelles pièces très en vue font leur entrée: robes longues, sarouels, shorts à l'ancienne... Fan des vêtements classiques et du style agy, ce ne pouvait que me plaire puisque les eighties semblent côtoyer des coupes rock/loose dans un tissu très soigné. La matière est travaillée de manière à ce qu'elle paraisse usée, patinée par le temps tandis que les coutures sont soignées et précises, pour un vêtement très délicat loin du basique à la American Apparel. A noter également que la marque propose dans cette nouvelle collection des t-shirts en coton biologique, associés à de petits dessins simples et joyeux qui donnent un avant-goût d'été. J'ai personnellement craqué pour un combinaison grise "Bâton rouge" (voir ci-dessous), trèèès loose et qui sera idéale d'ici quelques mois. Une paire de spartiates, un marcel sous la combi et c'est parti!


Le pied, c'est qu'American Vintage propose à trois chanceuses de mieux apprécier la collection et l'univers de la marque en vous offrant trois articles, rien que ça! C'est coloré, léger, idéal pour l'été et ça a été choisi par mes soins donc j'espère que ça vous plaît... Regardez bien les coloris et la taille de chaque article mais ne paniquez-pas, ça taille grand! Ma combinaison par exemple est en taille M et doit ressembler à un grand 40. Voici les lots:

1- Un t-shirt MAS37BIS couleur aqua (celle de la photo) en taille S

2- Un débardeur MAS030 couleur grise en taille M

3- Un t-shirt en coton biologique APP403 de couleur blanche et logo "I LOVE AM" (exit le trèfle à quatre feuilles) en taille S


Pour participer, c'est aussi simple que d'habitude. Tout le monde peut tenter sa chance, vous devez répondre à cette question: Quelle est la matière de prédilection d'American Vintage? Merci de laisser vos réponses dans les commentaires en mentionnant bien quel vêtement vous intéresse. Tout commentaire incomplet ne sera pas pris en compte (ouuuh, la méchante) et je ferai ensuite trois tirages au sort, un pour chaque cadeau. Vous avez jusqu'au mardi 16 juin, 18h si vous souhaitez participer!
Good luck et un petit lien vers l'e-shop de la marque!

Merci à American Vintage et l'agence En3mots pour ce concours :)

vendredi 29 mai 2009

Bric-à-Brac

Ce soir, j'ai un peu la flemme, mais je vais surtout voir un concert en live chez mes copains Laurent et Thien. Dans leur appartement oui, même que le groupe s'appelle Exsonvaldes et qu'il paraît que c'est top. C'est donc parti pour un article en vrac, sans transition aucune tel PPDA. (et je crois que c'est la fête du lien dans ce billet)


¤ On commence avec le résultat du concours Diving with Andy: c'est Faustine qui a été tirée au sort, envoie-moi vite tes coordonnées postales par mail! Merci à tous pour vos participations, vous êtes plusieurs à avoir été charmés par l'univers cocon du groupe mais il n'y avait malheureusement qu'un seul exemplaire de l'album à gagner. Sachez cependant que ma copine Chronique blonde en mettra elle aussi un en jeu sur son blog d'ici quelques temps, amis de la musique! Je vous conseille également de revenir ici dès lundi car il y aura un joli concours d'organisé pour une marque de prêt-à-porter: ça commence par "American" et termine par "Vintage" mais c'est tout ce que je peux dire hinhin

¤ Ma lubie actuelle, qui ne vient pas d'apparaître mais qui est juste très prononcée en ce moment, c'est Indochine. J'ai des cycles d'humeur, où je peux écouter toute une discographie sans m'arrêter pendant des semaines pour les laisser de côté ensuite, focalisant alors mon attention sur autre chose. Bon, vous pouvez rigoler, ça ne me changera pas beaucoup de d'habitude: jusque là, dès que j'ai nommé mon addiction musicale du moment, les gens m'ont regardé avec de grands yeux et un sourire en coin, histoire de me conforter encore plus dans l'idée que j'ai vraiment des goûts étranges et à l'ancienne. D'ailleurs, je n'ai toujours pas trouvé d'accompagnateur pour aller les voir avec moi au Stade de France et je compte bien organiser un plan machiavélique pour emmener mon chéri, quitte à lui traumatiser les tympans à vie. Sinon, Alice est née au pays des cauchemars et je vis cachée à Berlin-Est, demain je percerai vers l'Ouest. Si l'un d'entre vous réussit à trouver les titres de ces deux chansons, c'est qu'il est autant au taquet que moi, grand fou va.

¤ Il ne me reste plus qu'un partiel à passer, demain matin. De la grammaire française, à base d'îlot textuel, de modalisation autonymique et de discours indirect libre, rien que ça. Ensuite, ce sera Disneyland Paris avec une amie samedi, équitation et fête de fin d'examens entre filles le dimanche soir, puis repos la journée du lundi car j'enchaîne directement avec un stage conventionné! Je serai au sein de l'agence Ravensara où travaille également Noémi et je stresse légèrement (pour changer).

¤ Je serai donc à Paris presque tout l'été: juin, juillet et septembre. Je m'accorde une énorme pause au mois d'août pour partir avec ma famille en Chine, où je n'ai pas mis les pieds depuis un bon nombre d'années. J'appréhende un peu mon retour car je n'ai pas un bon souvenir de l'endroit: il était très souvent synonyme de disputes entre ma mère et moi, qui ne supportait pas que je puisse critiquer son pays d'origine. Elle a beau vivre en France depuis plus de 20 ans, elle a passé un tiers de sa vie à Pékin et confond attaques "tout court" et attaques personnelles, ce que je comprends tout à fait hein. C'est juste drôle de s'apercevoir qu'à 10 ans, quand je ne savais rien du communisme ni de Mao Zedong, je sentais bien qu'un truc clochait. Que ma cousine ne faisait pas autant la folle que moi, que les enfants dans la rue n'avaient pas les mêmes occupations que ceux en France, que quelque chose pèse dans l'atmosphère. Et puis à 10 ans on est un peu con aussi, et on aime bien vexer ses parents dès que l'occasion se présente (j'ai eu une crise d'adolescence très précoce). (C'était la minute "Flash-back et réflections philosophiques") . J'embarquerai en tout cas avec moi mon appareil photo mais ne pourrai pas poster d'articles depuis là-bas, ça risque de me manquer. Tout comme mes tantes, oncles, cousins et cousines qui vivent dans leurs appartements pollués pékinois et qui me manquent vraiment beaucoup en fait.

lundi 25 mai 2009

Concours: gagnez un album de Diving with Andy!


Grâce à Aurélia de l'agence Tribeca, j'ai pu découvrir le groupe Diving with Andy, un trio de petits Français formé en 2003. Leur univers pop-folk m'a de suite charmée, grâce à une musique légère et entraînante made by Rémi Galichet et Julien Perraudeau, et la jolie voix de la chanteuse, Juliette Paquereau. Elle me rappelle d'ailleurs celle de Dido, de The Do (l'interprète du moins) et de Frou Frou, artistes que j'apprécie beaucoup et qui ont toutes des voix sublimes et un peu particulières. J'en profite d'ailleurs pour mettre une fessée déculottée à tous ceux qui ne connaissent pas Frou Frou tellement c'est bien.
Pour leur second album sorti au début du mois d'avril, Sugar sugar, Diving with Andy a voulu créer le temps de 10 titres un univers sucré et cocon. Et toujours en anglais, même que l'accent frenchy est très discret, la dame ayant posé ses valises à Londres. Mention spéciale aux titres qui bougent, même si ça n'est franchement pas de la house, soyons clairs. Mes préférés: Sugar sugar et You don't have to cry, qui sont d'ailleurs disponibles à l'écoute dans le widget dédié, dans ma colonne de droite. Sachez aussi qu'en installant le même sur votre blog, vous pouvez gagner des places pour leur concert le mois prochain ainsi que des albums dédicacés, plutôt sympa!

En attendant les résultats du concours sur le site du groupe, je vous propose de gagner un exemplaire de l'album Sugar sugar. Pour cela, il suffit de répondre à cette question: Quelle est le nom de la chanteuse du groupe Diving with Andy? Un indice: la réponse est dans l'article, Optic 2000! Vous pouvez répondre dans les commentaires jusqu'au vendredi 29, 18h, je publierai le nom du gagnant tiré au sort au début de mon article du jour.
Bonne chance et merci à Aurélia pour ce concours :)

dimanche 24 mai 2009

Barbara Gould se met au vert

Après vous avoir parlé il y a quelques temps des produits nettoyants et purifiants de Barbara Gould, j'ai pu testé la nouvelle gamme de la marque, "Réveil éclat". Le nouveau (?) packaging m'a tout de suite plue: il est plus féminin et transparent grâce aux petits grains de grenade dessinés sur l'étiquette. Car l'ingrédient phare de la gamme est la grenade, associée à un cocktail de vitamines, sensée apporter vitalité et éclat à la peau. N'ayant pas utilisé ces produits quotidiennement, je ne peux pas vous dire si mon visage s'est fait une deuxième jeunesse mais ça sent en tout cas très bon et ça fait le minimum de son boulot. Sans oublier que la gamme est garantie sans paraben et presque entièrement naturelle: entre 90 et 95% des ingrédients sont d'origine naturelle, le pourcentage restant étant réservé aux conservateurs (c'est la notice qui le dit). Ce n'est pas bio mais l'initiative n'en est pas moins intéressante. Voici de suite mes deux produits préférés.


On commence avec "l'Eau lactée démaquillante", alliant grenade, vitamines et lait de bambou pour un démaquillage efficace du visage, des yeux et des lèvres. Malgré la présence d'un lait, le produit est très liquide et non-huileux donc à déconseiller aux peaux très sèches qui pourront peler faute d'hydratation. Ça nettoie très bien (résultats garantis, même avec un rouge à lèvres tenace) sans décaper et ça sent toujours aussi bon les fruits rouges. Un démaquillant sympa donc, comprenant 95% d'ingrédients d'origine naturelle: il parvient à mixer eau et lait de manière plutôt ludique mais je ne pense pas qu'il soit plus efficace que l'un ou l'autre. A noter que l'on peut également utiliser ce produit comme tonique au réveil.


Je vous présente maintenant la crème hydratante de la gamme, le "Soin fluide hydra-lissant". Très pratique dans son flacon-pompe, il contient en plus de la grenade et des vitamines des protéines d'amande aux propriétés lissantes. Après application, le visage est hydraté comme le promet la marque, sans pour autant briller grâce à une texture fluide et non-grasse. Je conseille cependant ce produit aux peaux mixtes à grasses (pour changer, hum), car j'ai franchement dû mettre la dose pour voir ma peau sèche parfaitement hydratée, et du coup lissée (=toute douce).
Voilà donc une gamme "verte" qui ravira les plus concernées d'entre nous mais aussi celles qui souhaitent prendre soin de leur peau grâce à de nouvelles formules et un parfum de grenadine diablement agréable, tout simplement. Je ne suis pas certaine qu'elle convienne vraiment aux peaux sensibles (les étiquettes n'en parlent pas, j'en conclus que tout le monde peut utiliser les produits), qui souffriront sans doute de textures trop fluides. Sachez qu'il existe également des lingettes démaquillantes pour les yeux, pas encore utilisées, et un "Masque énergisant" à poser pendant 3 minutes, qui ne m'a cependant pas convaincue autant au niveau de la texture que des résultats. Le tout est vendu en GMS, je ne connais pas précisément les prix mais ils doivent être raisonnables, sûrement compris entre 5 et 15€! Ou comment allier naturel, soins et petits budgets.


Merci à Barbara Gould pour ce test :)

mercredi 20 mai 2009

From anxiety to destroyed jeans

On connaît tous la crise de la quarantaine, pour l'avoir entendue, vue, vécue ou les trois ensemble. Je peux vous dire qu'il existe également une crise de la pré-vingtaine, insupportable, angoissante et palpable au quotidien. Le 16 juillet prochain, j'aurai 20 ans et j'ai peur. Peur de passer le cap d'une décennie décisive, peur de devoir enfin prendre mes responsabilités, peur de faire les mauvais choix, peur de ne plus pouvoir revenir sur des décisions à moins de faire souffrir des gens autour de moi. Cet âge rond que j'attendais tant il y a de cela quelques années, pour le permis, pour l'indépendance, pour les fiestas, ne me fait plus tant envie maintenant. Pour d'obscures raisons, je vois la vingtaine avec des yeux d'ancienne (boulot, mariage, appartement, enfants) alors que la société actuelle et la jurisprudence quotidienne font pourtant patienter tout ça encore une bonne dizaine d'années. Pas envie de penser à l'avenir de mon couple, pas envie d'imaginer le visage qu'auront peut-être un jour mes enfants: je ne veux que penser à l'instant présent, au risque d'angoisser encore plus.
Alors je traverse une période plutôt étrange depuis quelques temps, un jour merveilleuse, le lendemain misérable, entre rires et crises de nerfs, sans oublier les partiels qui approchent et ne m'aident pas vraiment. Au point de pleurer pour un bubble-tea pas réussi, de m'énerver quand mon chéri me pose des questions trop insistantes et personnelles, de fondre en larmes en m'imaginant coincée dans un carcan social. J'ai de plus en plus besoin de me retrouver seule, cernée par le silence, et il me vient même parfois à l'idée de tout plaquer, histoire de commencer cette nouvelle décennie à partir de rien, du néant mais certainement de gros remords. Et l'angoisse me donne envie de m'affirmer, de dire "Bye bye" à la gentille et fraîche jeune fille bien élevée qui n'ose pas ouvrir la bouche de peur de vexer quelqu'un. Oui, ça m'emmerde de vous donner ma place dans le bus, mamie Huguette; non, je n'ai pas envie de rendre un service, d'écouter les problèmes d'une connaissance, de sourire alors que je m'ennuie à mourir et que mon interlocuteur a trop forcé sur l'oignon à midi. Et je veux hurler au monde entier que personne dans mon entourage ne veut bien aller avec moi au concert d'Indochine au Stade de France, alors que chanter à tue-tête Les yeux noirs me ferait le plus grand bien.
Je ne suis pas atteinte d'une maladie orpheline, je n'ai pas une jambe en moins, je ne suis pas sans domicile fixe, je ne suis pas née au Yémen, je n'ai pas été violée par un pervers sexuel et encore moins par une personne de mon entourage, je n'ai pas été mariée de force à un inconnu, je n'ai jamais fait la guerre ni tué personne. Comme quoi, quand c'est dans la tête, il suffit de pas grand-chose pour se saper le moral.

Si vous aussi vous traversez une période difficile de ce genre, voici une minime solution qui n'a pas encore vraiment porté ses fruits cependant: faire les boutiques. Plus c'est voyant, mieux c'est (ça change les idées). Un exemple d'achat sous vos yeux ébahis: le jean reboulé troué un peu partout, acheté en l'état chez Zara. Dans la rue, les gens me regardent comme si j'étais une anarchiste prête à poser une bombe, c'est sympa.

mardi 19 mai 2009

Cadavre exquis entre amies


07h00, le réveil est rude mais le boulot n'attend pas! J'ai le temps de me doucher, me maquiller et petit-déjeuner avant de prendre le bus qui passe 42 minutes plus tard. Pas question de le louper: je déteste arriver en retard au boulot, ni même à l'heure d'ailleurs. L'avance, il n'y a que ça de vrai, surtout si l'occasion de papoter avec mes collègues se présente. Ma préférée, c'est Aline, une fille pas méchante pour deux sous qui bosse dans le bureau mitoyen; la vingtaine, rousse et plutôt timide, elle a le mérite de partager un bon nombre de points communs avec moi, comme un goût prononcé pour la salade de concombres qu'ils proposent toujours à la cantine. Mon préféré, c'est Thomas, un informaticien de la boîte travaillant deux étages plus bas que nous et à qui j'ai dû adresser deux, trois mots depuis mon arrivée, cinq ans plus tôt. Brun, grand et svelte, il est toujours entouré de cette garce de secrétaire, le genre de bimbo hypocrite et refaite de partout qui n'a rien dans la cervelle. C'est à se demander ce qu'il peut bien lui trouver, vraiment. Toujours est-il que ce matin, quand je suis arrivée, il était seul accoudé à la table près de la machine à café, posture qui m'encouragea à le saluer et à lui lancer un petit sourire complètement improvisé. Ah, quel regard!
12h30, les dossiers sur lesquels je travaille sont plus ou moins intéressants. Pire encore: mon ventre gargouille depuis déjà une bonne heure et il ne reste sans doute plus de salade de concombres à la cafétéria. Que fait Aline? C'est avec elle que je déjeune chaque jour, étrange qu'elle ne soit pas encore passée me chercher. Enfin! Quelqu'un frappe à la porte de mon bureau. C'est... Thomas, qui n'a pu convaincre ses collègues masculins de descendre à la cantine avec lui. "Marine, ça te dit de déjeuner avec moi? A moins que ça ne soit déjà fait?". "Bien sûr, j'allais justement te le proposer!". Non mais quelle idiote: en plus du mensonge, c'est une légère angoisse qui me gêne. De quoi vais-je bien pouvoir parler avec un inconnu, qui plus est l'homme de la boîte qui me fait fantasmer depuis des lustres? Mais trop tard, j'ai déjà pris mon sac et me dirige vers l'ascenseur à ses côtés...

L'ascenseur se bloquera-t-il entre deux étages? Marine trouvera-t-elle une salade de concombres à la cantine? Thomas préferera-t-il Marine à son ordinateur? Et si Aline avait raté son train? (liste non exhaustive)
Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous à 14h chez Trendy Mood puis à 17h chez Chronique Blonde, les copines avec qui j'ai joué au cadavre exquis littéraire autour d'une héroïne ordinaire mais prévoyante, utilisant une contraception (même si ça n'est pas marqué sur son front, ouf). Un test à ce sujet joliment illustré par Margaux Motin sera d'ailleurs disponible dans la journée dans ma colonne de droite, si le coeur vous en dit :) (et ci-dessous aussi!)

dimanche 17 mai 2009

Une image peut en cacher une autre


Ou comment poireauter 2h devant le Grand Palais pour n'entr'apercevoir que la moitié des oeuvres exposées. Nous étions pourtant arrivés avec beaucoup d'avance, histoire de ne pas être surpris par la foule et sauver mes pieds d'une mort imminente due à des talons de 10 centimètres. Que nenni! Une telle exposition gratuite à l'occasion de la Nuit des Musées, c'était juste une poussée vers le suicide. En 2h j'ai donc eu le temps de répéter 30 fois que j'avais mal aux pieds, sortir et ranger mon i-pod après l'écoute d'une chanson une bonne dizaine de fois, lâcher 50 soupirs devant la centaine de personnes attendant elle aussi DEVANT moi, faire une centaine de petits bisous à mon Chéri qui commençait franchement à en avoir plein le dos (de l'attente et des bisous), reporter 5 fois le moment où j'allais coller sous mes orteils transformés en saucisses mes semelles Shopping&Dancing miraculeusement placées par moi-même dans mon sac. Et encore, une fois arrivés devant le monsieur de la sécurité, j'ai encore dû jouer de ma personne en faisant des yeux de Chat Potté pour que le barrage imaginaire ne s'arrête pas sous mon nez. Appelez-moi Machiavel, s'il vous plaît.
A l'intérieur, pas moyen de voir une bonne partie des oeuvres: les visiteurs (et surtout des parents accompagnés de leurs enfants qui crient, qui chantent) s'agglutinent devant les cadres et l'état de ma voûte plantaire ne me permet pas de patienter une heure de plus pour quelques tableaux d'Arcimboldo. Mais nous arrivons dans des salles étrangement moins remplies situées non loin de là, avec par chance quelques oeuvres de Salvador Dali. Je parviens même à admirer des dessins de Pablo Picasso mais on me dit dans mon oreillette que c'est parce que j'étais dans la partie un peu hot de l'exposition, où sculptures et toiles à la gloire de nos attributs s'entremêlent et qui intéresse, du coup, un peu moins le jeune public. La dernière salle, consacrée aux sculptures et installations-trompe-l'oeil, est également très intéressante et ludique, d'autant plus que l'on peut y respirer tranquillement. A croire que les mioches ne sortaient pas des deux premières salles ce soir-là ahah.
Après cet horrible parcours du combattant, je peux donc vous affirmer que l'exposition "Une image peut en cacher une autre" est plutôt plaisante, sa seconde moitié tout du moins! Elle allie art et jeu à la perfection, au point de ne pas voir le temps passer (sauf dans la file d'attente, hum) et d'être ennuyé, comme des enfants, quand vient la fin. Et voir des Dali, Picasso et un bout d'Arcimboldo, ça casse quand même la baraque.

vendredi 15 mai 2009

Neutrogena Wave: oui, mais...


Comme beaucoup de blogueuses, j'ai pu testé le tout dernier produit de la marque Neutrogena: Wave, un petit objet coloré et vibrant qui purifie le visage en profondeur. Selon la marque, il nettoie 10 fois mieux que les autres produits sur le marché grâce à ses vibrations, qui desserrent et désobstruent les pores. Vendu avec une pile et assez de coussinets-velcros imbibés à coller dessus pour 14 jours, il s'utilise quotidiennement si vous ne connaissez pas la flemme et, surtout, si votre peau le supporte! Car comme vous le savez, j'ai une peau sensible et réactive, qui ne tolère pas les crèmes et lotions trop liquides et abrasives... Dès la première utilisation, le Neutrogena Wave l'a laissée visiblement lisse et propre: les petits restes de maquillage avaient disparu et la zone T, qui me pose parfois problème, était parfaitement mate. Sauf que ça tiiire! Le passage par la case "hydratation" est obligatoire; et encore, j'ai pu découvrir chaque matin, après quelques jours d'utilisation, de petites rougeurs dues à la sécheresse sur le haut de mon visage. Je conseille donc aux peaux sensibles comme la mienne, jadis très amies avec la crème Nivea, de ne pas utiliser le bidule tous les jours, car ça décape sévère malgré la mention "pour tous types de peau"(une à deux fois par semaine font l'affaire en ce qui me concerne). Dommage, car le côté nettoyant tient toutes ses promesses. Et voici un petit conseil d'ordre technique: quelques gouttes d'eau sur le coussinet suffisent pour faire mousser la lotion imbibée! Sinon ça coule de partout et ce n'est pas vraiment agréable (surtout dans les yeux, aïe).
Pour celles et ceux qui seraient intéressés, le Neutrogena Wave et ses 14 coussinets sont vendus à 14,50€ en GMS. Et pour ne pas acheter le kit complet dès que les coussinets manquent à l'appel, des recharges de 30 (pour un mois, donc) sont disponibles pour 5,50€. Même que c'est moins cher chez Monoprix en ce moment, à ce que j'ai pu voir :)


Merci à Amandine de l'agence Isobar pour ce test!

mercredi 13 mai 2009

Lisbeth Salander est la meilleure


J'attendais avec impatience, et comme beaucoup de monde, l'adaptation cinématographique de Millénium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes. Et je n'ai franchement pas été déçue, bien que beaucoup d'éléments plus ou moins importants aient été modifiés par le réalisateur. A commencer par les motivations de Mikael Blomkvist, des éléments compromettants pour Wennerstrom qui lui seraient dévoilés par Henrik Vanger à la fin de son enquête. Petite présentation du sujet du bouquin pour ceux qui ne l'auraient pas lu ou ne s'en souviendraient plus: Blomkvist, journaliste du célèbre magazine Millénium vient de perdre son procès contre Wennerstrom, homme d'affaire douteux, à cause d'un article truffé d'erreurs et de fausses accusations. Au plus mal professionnellement, il est alors contacté par Henrik Vanger, un riche industriel maintenant à la retraite, pour résoudre une affaire qui le ronge depuis plus de 40 ans: sa nièce, Harriet, a disparu sur l'île familiale d'Hedestad et n'a jamais été retrouvée. Blomkvist va devoir déterrer de vieux souvenirs et secrets familiaux, plus sombres les uns que les autres, avec l'aide d'une hackeuse professionnelle assez spéciale, Lisbeth Salander. Mais l'enquête lui tient à coeur pour une tout autre raison: Henrik Vanger aurait recueilli au fil des années des preuves de la culpabilité de Wennerstrom dans de nombreuses affaires foireuses, preuves qu'il lui dévoilerait si Mikael découvre qui a tué Harriet. C'est bon, vous suivez toujours?
Je disais donc que de nombreuses facettes du roman ne sont pas retrouvées dans le film, de manière à ce que l'intrigue tourne surtout autour de la disparition d'Harriet, l'enquête de Mikael mais surtout le personnage de Lisbeth Salander. Après quelques modifications, elle devient alors la clé de nombreuses énigmes devant lesquelles bloque son compagnon, comme les prénoms accompagnés de codes dans le journal intime d'Harriet ou l'existence d'une certaine Anita (...) par exemple. N'étant pas psychorigide, cela ne m'a pas posé plus de problème que ça, d'autant plus que l'actrice Noomi Rapace est très convaincante en jeune femme perturbée. A noter également que la fin du film est plus romantique que dans le bouquin; on ne sort pas les mouchoirs, je vous rassure, mais le personnage d'Erika Berger, présent dans les dernières pages, est délibérément zappé tout au long du long-métrage. M'enfin, vu la tête de l'actrice qui joue le rôle, je ne dirais pas que c'est une grande perte ahah on avait dit qu'Erika était sexy, tentatrice et libérée quoi!
Bref, certains passages sont omis, certains acteurs ne correspondent pas du tout à leurs personnages mais l'histoire tient tout de même la route. Je pense d'ailleurs que j'aurais apprécié le film même sans avoir lu le bouquin, même si celui-ci est indéniablement meilleur. Et avis aux âmes sensibles: les passages tordus (Maître Brujman, hum) n'ont, eux, pas été zappés mouahaha

mardi 12 mai 2009

Orsay


Oh pinaiz, (à la Homer Simpson), j'ai découvert que le mirador du musée d'Orsay était la cause de nombre de mes cauchemars enfantins! Je me voyais sur une tour, regardant vers le sol et manquant de près de tomber à cause du vertige, et tout ça parce que j'ai eu le malheur d'y monter pour de vrai un jour de mes 8 ans. Ça s'arrange pas, moi.

dimanche 10 mai 2009

Soirée cocooning chez Prestige Nails

Rendez-vous au pied de l'Arc de Triomphe avec mes copines Chronique Blonde et Miss Giny: nous sommes invitées par l'adorable Jasmine au Prestige Nails, l'institut de beauté dont elle est la gérante, pour une soirée 100% cocooning! Situé sur l'avenue Mac-Mahon, l'endroit appelle à la détente et aux confidences, entre la lumière tamisée, les objets orientaux et la musique de fond.
19h, c'est parti: nous avons 4 professionnels rien que pour nous et pour plusieurs heures, ce dont j'avais absolument besoin. Je commence par l'atelier "make-up", où Nicolas me concocte un maquillage de jour discret mais très sympa. Je découvre par la même occasion de nombreux produits de la marque Make up for ever (chez qui il travaille), incluant deux gros coups de coeur. Comment résister devant le mascara "Smoky lash" qui fait des yeux de biche en quelques coups de brosse et la "Poudre libre HD" ultra-légère, mate et qui convient à toutes les peaux? Voici le résultat, très plaisant selon moi (oui, j'ai une grande bouche):


Pas le temps de crâner devant les copines, je suis invitée à l'atelier "soin des mains" un peu plus loin. Pas de manucure ni de pose de vernis: ici, c'est gommage et massage jusqu'au bout des ongles pendant une bonne dizaine de minutes. La madame utilise un exfoliant génial à l'eucalyptus puis une crème nourrissante qui sent bon l'amande douce. Au final, mes mains sont douces comme les fesses d'un bébé et bien hydratées, jurant quelque peu avec mon vernis rouge écaillé, oups.


Allez hop, je me remets de mes émotions sensorielles pour passer à l'atelier "beauté des pieds", parties du corps dont je ne suis pas extrêmement fière. Ongles coupées très courts, petites peaux, cicatrices dues aux ampoules, toujours aussi glamour moi! Mais sous les mains expertes de la dame en face de moi, ça n'est pas vraiment un problème: armée de sa pierre ponce et d'un émollient, elle gratouille avant de passer au gommage (à l'eucalyptus lui aussi) et au massage à l'huile d'argan et à la crème. On n'oublie pas non plus d'examiner les cuticules pour une pose de vernis optimale. Je veux une couleur flashy et je ne suis pas déçue par ce rouge de la marque Essie qui tient toujours aussi bien quelques semaines plus tard! On ajoute une goutte d'huile sur chaque ongle pour accélérer le séchage et c'est déjà terminé, pauvre de moi.


Dernière étape de cette soirée: l'atelier "soin du visage", sans doute le plus fatal niveau relaxation. Détachez vos cheveux, allongez-vous avec moi et laissez la dame vous appliquez toutes sortes de choses sur le minois pendant que nous fermons les yeux, concentrés sur la musique de fond ou déjà perdus dans nos pensées. J'ai du mal à me relever après ces longues minutes de détente, recommencez madame s'il vous plaît!


Conseils, réponses à nos nombreuses questions sur les produits, ambiance très sympa: ce fut une excellente soirée en définitive grâce à une équipe douée et ouverte toujours aux petits soins. Sachez que le Prestige Nails organise à la demande des soirées de ce genre à l'occasion d'anniversaires, enterrements de vie de jeune fille ou encore baby showers. Pendant quatre heures (20h-minuit), une équipe s'occupe de vous et vos copines selon les thèmes que vous avez choisis (massage complet à l'huile d'argan dans le forfait "Relaxation" par exemple). L'institut est privatisé et le dîner (avec dessert et boissons) est inclus: détente assurée! Le credo de Jasmine: offrir à toutes les filles un moment de beauté dans la convivialité, les prix exorbitants en moins. Comptez donc 60€ par personne selon le forfait, plutôt raisonnable, non?
N'hésitez pas à m'envoyer un mail pour plus d'informations, je vous enverrai la plaquette de l'institut :)

Prestige Nails
3, avenue Mac Mahon
75017 Paris
0140687164

Merci encore à Jasmine et toute son équipe pour leur accueil chaleureux et tout ce qui a été cité plus haut! (et pour les petits cadeaux pour chouchouter nos pieds aussi hehe)

mercredi 6 mai 2009

All you are so Dead Sexy


Gros coup de coeur pour The Dead Sexy Inc, un groupe électro-rock découvert à la Manga Awards Party (et où j'ai vraiment passé une super soirée, accessoirement). Produits par Paul Kendall (Depeche Mode), les trois Français ont deux albums à leur actif; le dernier, Kamikaze, sorti en février 2008, est excellent et regroupe des titres entêtants, alliant voix, basses et sons plus originaux. Attention, c'est sex, drugs and rock'n'roll, et pas qu'un peu. Mes chansons préférées: Sourire métallique, Spam me (imaginez un peu le contenu ahah), Afterhours, The simple things, Black box baby... Toutes, oui oui. A noter que de nombreux guests sont présents sur l'album, comme Nicola Sirkis, l'écrivain Maurice G. Dantec ou Kenzo A, chanteur du groupe japonais Gadget lui aussi présent à la Manga Awards Party. Mon ipod Nano V1 sur les oreilles, le volume (presque) au maximum et je m'imagine de suite ailleurs, surtout lorsque retentit "I'm high, so hot, so high, so hot, so high, so hot" et que je traverse la Gare du Nord. La voix du chanteur, Stéphane Hervé, a du pep's, entraîne et donne envie de danser en pleine rue, contrastant alors avec le physique menu et les sourires timides du monsieur.
Mais, plus que tout, c'est Emmanuel Hubaut, le guitariste et interprète de Sourire métallique qui me laisse sans voix. Et pas pour ses tablatures, même s'il se débrouille très bien avec sa Gibson Lespaul... En voyant le groupe arriver sur scène, je me suis vite demandée qui était cette personne au look androgyne et à la coupe de cheveux improbable. Un homme, une femme? Un homme je crois. Slim rose moulant, bottines à talons, débardeur blanc à bretelles fines. Le genre tue-l'amour, qui doit piquer à sa copine tous ses vêtements; qui prend une gorgée de bière pour la recracher sur la scène en une fontaine pailletée mais maltée; qui joue toujours aussi bien malgré la bottine et la chaussette qui lui manquent; qui balance carrément la canette de bière vide 6 mètres plus loin, et toujours dans la vibe. Le genre, enfin, qui se pince tout seul le téton et qui lance de petits cris affriolants. Et pourtant, quelque chose se dégage manifestement de lui, qu'il joue, qu'il danse ou qu'il chante. Emmanuel, tu es délibérément so dead sexy.

Voici quelques photos prises lors de l'évènement, qui ne sont vraiment pas jojo. Pour ma défense, les lumières faisaient exprès de changer, et les membres du groupe de bouger, dès que je focalisais!
Je vous conseille de faire un tour sur le Myspace du groupe, où quelques titres peuvent être écoutés. En attendant, je prie de mon côté pour que The Dead Sexy Inc repasse avant la fin de l'année à Paris! A quand le prochain album?


"Ca y est, tu es retourné dans les années 90, avec les filles complètement folles des chanteurs, c'est ça? T'es amoureuse de lui ou quoi? Tu vas aller les voir en concert, hein, c'est ça? Hein, avoue que c'est ça! Va le retrouver, hein hein hein!" *Ceci était un message de mon chéri*

Sinon je me suis tapé la honte en allant acheter le CD à la Fnac: ne le trouvant pas dans les rayons (je déteste les classements, c'est pareil quand je vais à la bibliothèque), probablement cachés derrière ceux de Daft Punk, j'ai demandé l'aide d'un vendeur. A qui j'ai assuré ne pas l'avoir trouvé, "ou alors je suis aveugle". Et qui, lui, l'a dégoté en deux mouvement de doigts, devant ma mine cramoisie et ma vue qui a dû baisser de 5 d'un coup, tiens.


BISOUS EMMANUEL, hinhin.

lundi 4 mai 2009

Romans d'Orient


Salué par la critique britannique, Les amants de la Mer Rouge de Sulaiman Addonia mérite qu'on ne s'arrête pas sur sa couverture un poil cheap (noire et titre en fuschia, contrairement à l'image ci-dessus). Le narrateur, Nasser, est une jeune Erythréen ayant fui son pays pour le Soudan, puis l'Arabie Saoudite. Aujourd'hui âgé d'une vingtaine d'années, il vit de son boulot de laveur de voitures, entre la colle qu'il sniffe, le parfum qu'il boit et ses amis masculins et étrangers eux aussi. Car en Arabie Saoudite, fréquenter une femme non-mariée est punie par la loi, tout comme le fait de ne pas être un moutawa, un musulman obéissant à une interprétation stricte du Coran. Rajoutez à cela une certaine haine de l'étranger de la part des Saoudiens et vous obtenez un Nasser apeuré par la police religieuse et les coutumes qui ne seront jamais les siennes. Son rêve: revoir sa mère, restée dans la "Colline aux Amants" en Erythrée, et vivre entouré de femmes découvertes et au fort caractère, comme avant. Alors, quand une jeune fille cachée sous son abaya lui fait parvenir une lettre d'amour, il n'hésite pas une seconde: ainsi s'engage une longue correspondance entre un "rénégat" et une "chienne", l'un exclu de la société saoudienne pour ses origines, l'autre pour son sexe, malgré les menaces qui planent...
Le style est parfois cru mais l'histoire captivante du début jusqu'à la fin: Sulaiman Addonia frappe fort avec ce premier roman. A travers le quotidien d'un émigré perdu et sans avenir, c'est un portrait noir de l'Arabie Saoudite des années 80 qui est dressé, avec ses nombreuses obligations mais aussi contradictions. Comme les relations sexuelles entre hommes tolérées, ou plutôt "oubliées", par la police religieuse, alors que la seule vue d'une femme est punie sur la Place des Châtiments; ce paradoxe fait d'ailleurs écho à un fait divers repris par les médias il y a une année de ça, lorsqu'un jeune homme saoudien s'était fait violé par cinq de ses compatriotes. 1980s/20th century: what's new? J'ai eu l'impression de m'envoler un peu plus pour Djeddah au fil des 300 pages, et ce grâce aux nombreux mots du vocabulaire saoudien, des personnages très forts et parfois un peu clichés mais surtout des descriptions et des anecdotes intenses et touchantes, avec la Mer Rouge comme point central. Seul bémol selon moi: certains passages sont niais et sentimentaux mais montrent justement l'idéalisation des histoires d'amour par les jeunes innocents, tels Aladdin et Jasmine sur leur tapis volant. Lisez donc ce roman plein d'espoir rappelant étroitement le propre parcours de l'auteur, vous risquez d'en ressortir émus mais aussi révoltés.

Merci à Chez-les-Filles et aux éditions Flammarion!




Et voici un bouquin dont on a beaucoup parlé puisqu'il a récolté le Prix Goncourt l'an dernier: Syngué sabour d'Atiq Rahimi. Ce titre aux accents perses rend hommage à la "pierre de patience", élément magique et mythologique permettant à chacun de déverser ses peines et douleurs sans peur d'être trahi par les voisins. Jusqu'à ce que la pierre, trop pleine de souffrances, éclate un jour, signifiant que vous êtes libres de ces cauchemars. Imaginez maintenant une femme afghane dans sa maison miraculeusement évitée par les bombes pour le moment, son mari dans le coma installé dans une pièce, de l'amour, ou plutôt de l'attachement. Et une explosion, un jour, de la part de cette femme dévouée et discrète, qui va tenter d'avouer ses plus grands secrets (et ainsi s'émanciper) à son époux, devenu sa propre "syngué sabour". Difficile de faire la part des choses entre la vérité et sa folie, avec comme décor une unité de lieu déconcertante et l'omniprésence de l'homme de la maison, motif de tous ses chagrins. Plus court que Les amants de la Mer Rouge mais bien plus direct, ce roman a pour objectif de mettre les femmes à l'honneur, où qu'elles soient, mais je tiens tout de même à signaler que nous avons la chance de ne pas vivre comme nos soeurs d'Afghanistan (!). A lire, pour le prix mais pas que, même si ça n'est pas le phénomène littéraire de l'année selon moi.

samedi 2 mai 2009

"On dirait un serpent qui danse, au bout d'un bâton"


A Milan, je ne suis pas vraiment foulée pour trouver de jolies boutiques locales puisque c'est à Zara qu'ont eu lieu mes plus gros craquages. Voici l'un d'entre eux, une mini-jupe en (fausse) peau de serpent; on croirait pourtant en avoir une vraie sous les yeux et les mains, c'est ça la magie du polyester :) Je vous rassure, je vais toujours très bien mentalement mais j'aime parfois oser, quitte à brûler les yeux des personnes qui me croiseront. Et je trouve cela tout de même moins flashy que des motifs "léopard" ou "zèbre". Un legging doré à imprimé "écailles de serpent" signé American Apparel avait déjà sa place dans mes placards, mais cette petite jupe n'est, ma foi, pas désagréable à porter. A part quand elle gratte au niveau de la taille. Ou quand elle tourne et que je me retrouve avec une des poches sous le nombril. Adopté anyway, petit boa.