Emergency

jeudi 26 février 2009


02h40, le téléphone sonne et se mélange étrangement à mon rêve, conférant à un petit animal en face de moi un cri plutôt musical. Cinq sonneries à me rendre compte de quel bruit il s'agit, alors que ma mère s'apprête déjà à décrocher le combiné.
Oui, c'est moi
Oui, c'est mon fils. Il est chez un ami.
Qu'est-ce qu'il a fait?
Vous l'emmenez aux Urgences alors.
En quelques secondes seulement, mon cerveau assimile ces bouts de phrases et tente de les remettre en ordre. Mon idiot de petit frère a dû se casser quelque chose à force de chahuter avec ses lycéens de copain, à 17 ans j'étais un peu bête moi aussi, peut-être même s'est-il tout simplement cassé une dent en jouant à Guitar Hero.
Il a trop bu
Les pires scénarios défilent alors devant mes yeux: vomissements, malaise, inconscience, coma éthylique. Mon autre petit frère me rejoint dans le lit, apeuré, inquiet comme je le suis tandis que mes parents courent dans l'appartement à la recherche des clefs de voiture. Nous peinons à nous endormir tous les deux, imaginant ce qu'il peut bien se passer dans le camion des pompiers et nous faisant croire l'un à l'autre que tout va bien, que tout va s'arranger de toute façon.
04h30, la porte d'entrée s'ouvre dans un bruit d'enfer, claquement que mes oreilles attendent en fait depuis plusieurs heures. Mon frère est là, sain d'esprit et bien vivant, et je l'entends se brosser les dents depuis ma chambre. Après six verres de vodka pure, des chips et une bière, il s'est endormi chez son ami pour suffoquer étrangement à son réveil quelques minutes plus tard. Le déplaçant, le poussant à vomir mais ne parvenant pas à faire disparaître l'hébétude de son visage, ses deux camarades effrayés ont appelé les pompiers.
J'ai dormi moins de trois heures cette nuit-là, épuisée par ma journée de travail et réveillée brutalement par une sonnerie insupportable. Mais mon frère n'a souffert que de vomissements et d'une sacrée perte de mémoire en ce qui concerne cette soirée arrosée, sans oublier une honte devant ses parents, ses copains et le personnel médical. Et sa bonne santé aujourd'hui, malgré son foie quelque peu tourmenté, c'est le principal.

Euh...

lundi 23 février 2009


Vous sentirez-vous vexés si je vous avoue ne pas beaucoup avoir envie d'écrire en ce moment? Trop tard hinhin. J'ai pourtant de nombreuses choses à dire, mais que voulez-vous, j'ai dû publier trop de notes la semaine passée et je m'essouffle. En vacances cette semaine mais officieusement monitrice d'équitation, je suis juste épuisée et soupire déjà à la vue du livre de 300 pages sur les élections britanniques que je dois lire pour les cours. Pas moyen de me replonger dans mes romans d'Arnaldur Indridason, de commencer mon Natsuo Kirino ni de dévorer les deux derniers tomes de 30 jours de nuit. Par contre, bonjour l'odeur de crottin, mes parents échappent de peu à l'évanouissement chaque fois qu'ils m'approchent.
Que vous dire de plus? Regardez donc la Nouvelle Star demain soir sur M6! J'ai pu voir le premier épisode la semaine dernière avec une foule de bloggeurs et j'ai trouvé ça très amusant, comme chaque saison quoi. Un bon divertissement, avec en prime de la chair de poule devant la voix de certains candidats. Les péripatéticiennes, il n'y a que ça de vrai de toute façon (vous comprendrez cette phrase ô combien mystérieuse après visionnage, petits scarabés).
Et allez donc voir Gran Torino (merci Angie) dans les salles dès mercredi: une pure tuerie signée Clint Eastwood. Ce vieux mais si charmant Clint Eastwood. Etant moi-même fruit de l'immigration asiatique, j'ai été directement happée par le sujet du film mais je pense qu'il a touché et touchera bien plus de monde, blancs, noirs et même mi-jaunes comme moi. De quoi se blottir dans le fauteuil d'une grande salle obscure, avec l'assurance de passer un excellent et émouvant moment. Yum-Yum.

Vernis prune et connerie féminine

vendredi 20 février 2009


Un midi, j'ai accompagné mon chéri au lancement presse de nouveaux petits biscuits chocolatés (fort délicieux au passage). Cela se passait dans un loft du 16e arrondissement, avec conférence de presse, vente privée de créateurs mais aussi ateliers maquillage, manucure et massage. Super logique lorsqu'il s'agit de gâteaux, mais les organisateurs avaient apparemment pensé à tout pour satisfaire l'esprit du public journaliste à 90% féminin. Sauf peut-être à leur prétention et à leur bêtise, qui font que 5 différentes activités ne sont pas suffisantes dans un même lieu. Disons pour leur défense que se retrouver rive droite leur aura fait germer des graines de melon dans la tête, les pauvres. Devant l'état catastrophique de mes ongles rongés, je décide de participer à l'atelier manucure, c'est-à-dire de me faire chouchouter et masser les cuticules les doigts de pieds en éventail pendant que mon amoureux m'attend dans la pièce d'à côté. Je me rends soudain compte que 3 personnes se sont déjà "inscrites" avant moi, alors je patiente... Je patiente... Je patiente vu que cela prend du temps. Au point que j'ai carrément le temps de passer à l'atelier maquillage et de me faire une beauté, avec au passage les commentaires d'une journaliste sur les biscuits et sur son livre gé-niaaal plein de recettes de macarons qu'elle a imaginé avec son fils, oh qu'il est beau mon fils, et sur le film LOL qui illustre parfaitement les relations mère-enfants (euh...). Et vas-y que je te tutoie, et vas-y que je parle fort, et vas-y que je reparle de mon livre. Mais à quand un bouquin sur les boules Quies, madame?
J'oublie entre temps de retourner voir la dame de l'atelier manucure dans la pièce d'à côté et je me fais piquer ma place. Ma mission, désormais: rappeler à l'autre que j'ai pointé il y a 1h30, puisqu'elle n'a pas l'air vraiment au point niveau physionomie. Après avoir tant patienté, ce serait tout de même bête de repartir après...rien, non? Vient enfin mon tour, après celle qui m'a doublée donc, mais apparaît déjà une grande brune à lunettes qui me regarde de haut en bas tout en demandant à la manucure pourquoi ce n'est pas à elle de s'asseoir maintenant. "J'attends depuis tout à l'heure", lui dis-je; "Ah bon, et bien c'est étonnant", grogne-t'elle, pour repartir aussitôt en tapant des talons sur le sol carrelé. Euh pétasse, tu cherches la guerre? C'est parce que, en plus d'être conne, tu n'es sacrément pas aidée par la nature que tu es si hargneuse? Après 2h d'attente, je commence à faire une overdose de ce semblant de Neuilly-sur-Seine et de stars du journalisme à deux balles. Stars journalistes peut-être, mais apparemment pas assez riche pour se payer une manucure dans un vrai institut hinhin.
Je m'installe enfin devant la table et tous ses barbares objets, et commence à parler avec la dame pour combler les blancs. En apprenant que je suis bloggeuse, elle me demande "Et on gagne bien sa vie, avec les blogs?". Et la marque de mes tampons, ça t'intéresse aussi? J'étais déjà soûlée et fatiguée, mais je crois bien que cet atelier, douloureux et pas vraiment intéressant au final, m'a achevée. Genre pas moyen de vraiment savoir quelles marques de vernis sont à recommander, pas moyen de savoir où trouver un stylo-dissolvant parce que c'est un produit professionel, voyez-vous (d'ailleurs retrouvé aujourd'hui chez Sephora), j'avais l'impression d'être en séance de maquillage au Printemps de la Beauté, c'est vous dire l'ambiance détendue. Et intrusive l'ambiance, sinon c'est moins drôle. Je suis quand même ressortie de l'atelier avec un vernis prune sur mes ongles, que j'ai malheureusement scratché contre un des murs blancs du loft alors qu'il n'était pas encore sec.
Moralité: trop de connasses rencontrées en une journée ne vous aide pas à garder votre vernis à ongles plus de 3 minutes et 26 secondes.

Impardonnables

mardi 17 février 2009


A défaut de m'avoir transcendée, le nouveau roman de Philippe Djian, Impardonnables, m'aura surtout laissée perplexe. Très rapide à lire (mais pas facile pour autant), le texte ne m'a étrangement pas marquée plus que ça malgré un sujet plutôt tentant, mêlant passés troubles et personnalités excentriques. Francis, la soixantaine, tente d'apprendre à revivre dans le Sud de la France au côté de sa nouvelle épouse, Judith, mais un jour tout bascule. Le déclic? La disparition de sa fille cadette, actrice connue et plutôt instable. Replongeant dans son passé, Francis aura alors de plus en plus de mal à supporter la situation, sans oublier les gens qui l'entourent et ne l'aident pas particulièrement. Nous avons donc un thème sombre, intéressant (ma madeleine de Proust, quoi) auquel je n'ai pas accroché. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir apprécié la forme, poétique et complexe; c'est juste les faits, les personnages étranges auxquels je n'ai pas réussi à m'identifier. Comme si, au bout d'une centaine de pages, je m'étais lassée et n'arrivais plus à suivre les doutes et les souvenirs de cette homme qui souffre et qui s'enfonce de plus en plus. La "forteresse mentale" à moitié détruite du personnage est d'ailleurs au centre du roman, à l'image des vagues de l'océan Atlantique de sa région, mais l'effervescence des critiques sur cette lecture "choc" et "prenante" ne m'aura décidément pas touchée. Incompréhensible(s).

Merci aux éditions Gallimard pour cette lecture!

Kiko from Milano

lundi 16 février 2009


Voici un autre de mes petits craquages de Barcelone: du vernis à ongles de la marque Kiko! L'enseigne italienne, qui n'existe pas en France, propose un tas de cosmétiques très agréables et surtout peu chers. J'avais déjà remarqué leur boutique situé au Mare Magnum lors de notre séjour en septembre, mais je n'ai pu résister cette fois-ci, soldes obligent. Les vernis étaient vendus au prix de 1€50, ultra-raisonnable bien qu'ils n'arrivent malheureusement pas à la cheville des autres marques que j'ai en tête. Sur la seconde photo, vous pouvez donc avoir un aperçu de la teinte "159", autrement dit le bleu le plus foncé des deux. Attention lors de l'achat: le rendu est bien plus clair que la couleur concentrée dans le flacon si vous ne passez pas plusieurs couches, au point que mon vert anis ressemblait plutôt à un blanc métallique sur mes ongles. Je trouve tout de même la matière facile à appliquer, comme promis sur place. En ce qui concerne la "longue tenue", le vernis a juste tendance à s'écailler dès le premier jour, pas vraiment glamour quand on porte une couleur foncée comme celle-ci. Mais, à ce prix-là, on ne va quand même pas demander la lune: un petit coup de top-coat et c'est parti! La collection de vernis à ongles compte tout de même 72 teintes, pas une de moins, dont un joli rouge vermillon me faisant gravement de l'oeil. Sachez également que leurs crayons pour les yeux sont vraiment très bien: j'en ai acheté un de couleur vert pomme pour 1€ seulement, et sa tenue est très satisfaisante.

Shutter Island

vendredi 13 février 2009


Vous aimez les polars et la bande-dessinée? Shutter Island de Christian De Metter est fait pour vous! J'ai craqué sur cet album lors d'une virée à la librairie, ma curiosité attisée devant sa couverture plus qu'étrange... Il s'agit en fait d'une version illustrée du roman de Dennis Lehane, paru en 2003. Dans les années 50, Teddy Daniels et Chuck Aule, marshals, sont chargés d'enqûeter sur la disparition d'une patiente, pourtant internée dans un hôpital psychiatrique très sécurisé. Situé sur une île peu accueillante au large de Boston, ce lieu renferme de dangereux criminels et de lourds secrets, où les médecins semblent moins aider les policiers que protéger leurs propres méthodes... Ici, les dessins jouent avec le clair-obscur, les dialogues sont courts et intrigants. La tension et l'atmosphère pesante du lieu et de l'intrigue se font sentir jusqu'à la dernière page, jusqu'à ce retournement de situation, sûrement plus subtil dans le roman, mais tant inattendu. J'ai lu cette bande-dessinée sans m'arrêter, tellement curieuse de savoir où pouvait bien être passée cette folle de Rachel. Et je ne suis apparemment pas la seule à avoir apprécié ce petit bijou: accompagné de critiques très positives, il fait partie des coups de coeur de la Fnac et a même été nominé au Festival de la bande-dessinée d'Angoulême, cru 2009! Je garde donc mon exemplaire bien rangé dans ma bibliothèque, histoire de le transmettre plus tard à mes petits frères, avides de thrillers un peu spéciaux tout comme moi. Et comme j'adore abuser des bonnes choses, je ne manquerai pas d'aller voir la version cinématographique de Shutter Island qui sortira au mois d'octobre, tout de même dirigé par Martin Scorsese et avec Leonardo di Caprio s'il vous plaît! Je craque ;)

Et les futurs professionnels du bikini sont...

jeudi 12 février 2009


Suite au petit concours organisé ici même dès dimanche soir grâce au Nuage des Filles et Wilkinson, vous avez été nombreuses et nombreux (et oui, un garçon a tout de même participé!) à avoir tenté votre chance, en rimes, en exclamations et même en poèmes! Après un tirage au sort effectué par ma main droite, voici donc les noms tant attendus des 5 gagnants du "Quattro for women Bikini":

-Eva
-Manita

Envoyez-moi vite vos adresses postales par e-mail (voir l'onglet "Contact" sur la droite), histoire de recevoir votre cadeau au plus vite!
Merci à tous d'avoir joué le jeu, et sachez que vous pouvez également tenter votre chance chez mes copines Chronique Blonde et KRiSS (jusqu'à demain soir et samedi soir respectivement)! A titre informatif, ce rasoir-tondeuse est disponible en grandes et moyennes surfaces au prix de 11,90€ (pile incluse). Comme quoi, plus besoin d'aller rendre visite à l'esthéticienne pour être les plus jolies en bikini cet été, un mojito et un beau brun musclé et bronzé à nos côtés. Et ça marche aussi pour les beaux blonds, je ne suis pas sectaire hehe

Tri-Aktiline, le petit lisseur de rides

mercredi 11 février 2009


Il y a quelques temps, ma môman a commencé à s'intéresser aux signes de l'âge que son visage pouvait refléter, cataclysme intersidéral. Principalement préoccupée par sa ride du lion et une profonde cicatrice placée juste à côté, elle applique chaque matin et depuis le mois de novembre le Tri-Aktiline, un "lisseur immédiat des rides profondes" à l'action ciblée: il ne s'agit donc pas d'un anti-rides à proprement parler mais plutôt d'une solution quotidienne. Voici de suite l'avis, plutôt positif, de ma môman, photos à l'appui!
A première vue, le packaging est original: le tube aux couleurs violette, blanche et jaune est très voyant mais assez médical de par sa forme et surtout son nom un peu étrange. Son embout pointu très précis est bien pratique pour appliquer la crème le long de la ride. Petit, léger, le tube s'emporte partout et tient relativement bien ses promesses tout au long de la journée.
Image médicale et chirurgicale oblige, la crème n'a ni odeur ni couleur. Très épaisse (et pas fluide comme il est mentionné) mais agréable à appliquer grâce à des tapotements, elle a le mérite de ne pas couler à flot de l'embout à la moindre pression et s'utilise, du coup, moins rapidement: après plus de 2 mois d'utilisation, il reste encore un tiers du tube! Après tartinage, la ride est comme comblée, tout comme la cicatrice qui n'est miraculeusement plus. Ma môman fait donc partie des 68% (seulement?) d'utilisateurs ayant constaté un comblement immédiat, visible et effectif des rides. La preuve en images:

Avant

Après

Le résultat est très satisfaisant et tient en plus toute la journée, jusqu'au démaquillage. En cas de ride apparent à nouveau, la notice conseille de toute façon d'en appliquer autant de fois qu'on le souhaite, histoire de recombler tout ça rapidement. Le Tri-Aktiline est bien un camoufleur, malgré les 83% d'utilisateurs ayant reconnu une amélioration de l'apparence des rides après 4 semaines, pourcentage qui ne comprend d'ailleurs pas ma môman. N'espérez donc pas faire disparaître les signes naturels de l'âge à long terme grâce à cette crème mais plutôt les estomper discrètement au quotidien, après l'application d'une crème de jour. Comptez environ 40€ pour un tube de 30mL, prix un peu élevé mais très raisonnable étant donné le temps d'utilisation.




Merci à Hopscotch et à ma môman pour ce test!

Barcelone: jour 3 et 4

lundi 9 février 2009

Voici venu le dernier épisode de ma saga barcelonaise! Le récit du 3e jour sera extrêmement rapide puisqu'il se résume en fait au shopping et aux délicieux sandwichs de Burger King. Nous avons tout de même découvert un agréable bar à cocktails tout près de notre hôtel: le Marmalade. Etalé sur 300m², il propose de délicieux mojitos et a même un coin non-fumeur autour d'une table de billard. Ambiance feutrée, gros poufs bien moelleux et musique relaxante. Comptez 4€ par boisson en happy hour, 12€ pour un copieux plateau fromager.
Pour notre dernier jour, après un réveil toujours aussi difficile (le matelas était trop rude pour mon petit dos), nous décidons de faire un tour à la Boqueria, le marché ouvert 6 jours sur 7 et collé à la Rambla, avant de nous promener dans le quartier gothique. L'activité, dès 9h du matin, est déjà impressionnante et de nombreux locaux font déjà leur choix entre les légumes, poissons et autres kilos de viande. Je vous avoue que les jambons ibériques, nonchalament accrochés devant les étals, m'ont quelque peu tentée malgré l'heure avancée. Idem pour les différentes sortes de jus de fruits frais, tout juste pressés par les marchands.


Mon appétit ayant été mis à rude épreuve dans les allées du marché, je craque finalement pour un sandwich au jambon serrano au Xaloc, restaurant et boutique de produits ibériques situé dans une petite rue près de la cathédrale. Le pain, un peu dur, est badigeonné de tomate et d'huile d'olive et les tranches de jambon sont fines et nombreuses. Un régal en guise de petit déjeuné, et pour 2,80€ seulement. Ce n'est sûrement pas Chéri qui s'en plaindra ;) Nous emprûntons des ruelles inconnues tout en mangeant, jusqu'au sublime Palau de la Musica qui se dresse soudain devant nos yeux.


L'avion décolle dans quelques heures et nous nous dirigeons maintenant jusqu'au Sandwich&Friends de la Plaça Catalunya. Nous commandons exactement la même chose qu'au mois de septembre, à savoir un sandwich de pain de mie roulé au jambon, boeuf et fromage aux fines herbes et un pain ciabbata grillé au boudin créole; rajoutez à ça une baguette aux fines tranches de boeuf et sauce maison et vous aurez le ventre complètement rebondi, bande de gourmands! Les saveurs n'ont pas changé en l'espace de 4 mois: les ingrédients sont associés de manière originale et mon palais s'en réjouit encore. Au grand dam de mon diététicien imaginaire, je trouve tout de même une petite place dans mon estomac pour une part de cheesecake à la framboise et un thé brûlant mais revigorant chez Starbucks juste en face. Bah quoi?


Allez oust, trèves de calories: nous devons déjà prendre l'aérobus pour rejoindre l'aéroport du Prat. Le ticket, acheté à bord, équivaut à celui d'un trajet fait en métro puis en train, mais j'ai trouvé ce transport franchement plus pratique et moins éprouvant! Plus besoin de porter ses valises dans les escaliers dans les escaliers du métro, il n'y a pas beaucoup de monde, de grandes "étagères" pour poser nos valises sont à disposition et le chauffeur emprûnte un chemin très touristique. La preuve, j'ai tout de même réussi à prendre quelques photos depuis mon siège, depuis la Casa Batllo de Gaudi jusqu'à la Plaça d'Espanya. Pas envie de rentrer, tout simplement :(

Concours: Wilkinson et son bikini parfait

dimanche 8 février 2009


Comme de nombreuses bloggeuses, je participais lundi dernier à la "Bikini Party" du Nuage des Filles, organisée avec la marque Wilkinson et la communauté Piment Rose. J'ai pu y découvrir le tout nouveau produit de notre ami barbier: le "Quattro for women Bikini". Ce rasoir un peu différent des autres présente en fait des lames classiques d'un côté mais aussi une mini-tondeuse de l'autre pour l'épilation du maillot uniquement. Fonctionnant avec une pile, l'objet est totalement étanche donc très pratique si l'on souhaite l'utiliser sous la douche, sans oublier son "système Grip" tout doux et anti-dérapant. Le tout est vendu avec un support douche ultra discret pour ne pas le laisser traîner sur le rebord de la baignoire. Méfiez-vous cependant de son bruit, faisant court à toute discrétion si vous souhaitiez faire une surprise à votre chéri après la douche hehe. Pour celles qui préfèrent le côté lames, sa tête pivotante et ses deux plaquettes enrichies en aloe permettent d'hydrater chaque recoin de l'épiderme sans déraper. Je l'ai testé cette semaine et je trouve la mini-tondeuse bien plus sûre qu'un simple rasoir: adieu disgracieuses coupures et bonjour les culottes et maillots de bain (si l'on vit au soleil, grrr) échancrés!


Et comme Miss Hello ne fait pas les choses à moitié, je vous propose de gagner 5 exemplaires de ce rasoir féminin ô combien révolutionnaire jusqu'au jeudi 12 février, 18h. Pour cela, il suffit de trouver un mot rimant avec "BIKINI" et de le laisser dans les commentaires! Tout le monde, même la gent masculine, peut participer et je tirerai ensuite au sort le nom des 5 heureux élus, futurs rois et reines de la plage au printemps. Et tâchez de trouver des mots existant dans le dictionnaire quand même, histoire que "Zizi" ne ressorte pas 47 fois hihi

Mon tonton Riton

samedi 7 février 2009


Mon tonton Riton, c'est le petit gringalet de la photo, appelé ainsi bien qu'il soit en fait mon parrain par alliance. La pin-up à ses côtés, c'est ma tata Raymonde, ou ma marraine si vous avez suivi. Riton a un caractère plutôt difficile, il n'hésite pas à grogner quand ça lui chante, voire à casser Raymonde un grand coup parce qu'il ne faut pas la lui faire, à lui. C'est sur ses genoux que je passe la fin de tous mes repas d'enfance chez eux, chaque vendredi soir, souvent composés de bâtonnets de poisson frits et de tagliatelles à la crème que j'adorais; et pendant plusieurs heures, il dessine d'une main de maître avec moi, sur une feuille de papier passée et jaunâtre. Une bouteille de lait, des oiseaux à l'horizon, des bâteaux sur une mer d'encre de stylo-bille noire, Riton me bat à plate coûture en art plastique. L'espace d'un moment, sa mauvaise humeur disparaît au profit de rires et d'un certain amusement devant mes indéchiffrables gribouillis. Mais tonton Riton a une bonne excuse: il revient de loin, tout droit sorti des camps de prisonniers allemands à l'époque où Pétain se faisait avoir par Hitler. Malgré les tortures, Riton a toujours toute sa tête, s'amusant à rappeler à Raymonde que, sans son dentier, tous les chocolats devant elle seront pour lui. Riton se lève de bonne heure tous les matins, n'oubliant jamais d'aller acheter une petite baguette de pain d'un pas enjoué malgré ses 84 ans. Parce qu'il a la forme en plus de sa tête, et l'abandon de ses adorées Gitanes sans filtre y est pour quelque chose, même si l'odeur colle toujours à leur pavillon de banlieue et à son vieux béret à carreaux.
Mercredi, après des milliers de baguettes achetées en l'espace de plus de 80 ans, tonton Riton a eu une crise cardiaque.
Il me manque énormément.

Le tag des petits rats de bibliothèque

vendredi 6 février 2009


Les bouquins et moi, c'est une grande histoire d'amour! Je passe mon temps à en acheter, à en parler, à les dévorer et certaines copines de blog pourront même en témoigner :) Sur la photo, vous pouvez donc apercevoir quelques livres de ma collection attendant paisiblement d'être lus, prenant une énorme place sur mon bureau (au dépend de mes cahiers de cours). Le pire, c'est que malgré la dizaine de romans qui prend la poussière à la queue-leu-leu, je m'en suis encore offert quelques-uns ces derniers jours.
Le tag de La Geekette ne m'aide pas franchement à me soigner de ma folie du papier et des belles couvertures puisqu'il s'agit de questions 100% en rapport avec la lecture. Tu me le payeras ahah

- Plutôt corne ou marque-page? Je suis une maniaque du livre et je ne corne jamais les pages, nom de Dieu! J'ai toute une panoplie de marque-pages en bambou et à motifs "chevaux" offerts par mon Pôpa que j'utilise à volonté.
- As-tu déjà reçu un livre en cadeau? Très souvent, de la part de mon chéri ou de mes parents et ça me fait toujours très plaisir.
- Lis-tu dans ton bain? Jamais. Je suis une adepte des douches brûlantes, chacun ses vices!
- As-tu déjà pensé à écrire un livre? J'ai jadis voulu être écrivain et je passais mon temps à inventer des contes dans de petits cahiers que j'ai dû jeter depuis. Aujourd'hui, mes envies ont quelque peu changé mais j'ai commencé la rédaction d'un roman... que je n'ai jamais continuée.
- Que penses-tu des séries de plusieurs tomes? Etant moi-même fan de la saga Harry Potter, je n'en pense rien de mal.
- As-tu un livre culte? Je passe mon tour sur cette question, ils sont bien trop nombreux! Allez, juste pour rigoler un grand coup: La religieuse de Diderot.
- Aimes-tu relire? Non car je connais déjà la fin de tous mes thrillers!
- Pour ou contre rencontrer les auteurs des livres que l’on a aimés? Pour, sauf que me déplacer jusqu'à Bristol ou aux Etats-Unis pour voir Mo Hayder ou Bret Easton Ellis, ça fait un peu cher payé la rencontre.
- Aimes-tu parler de tes lectures? Enormément, mais l'attention de mon auditeur n'est pas aussi éveillée que lorsque je parle de chaussures Louboutin, étrangement.
- Comment choisis-tu tes livres? Un peu au hasard et surtout au rayon "Policier"! Je lis le résumé des coups de coeur des libraires et je fouine en même temps, au point que je repars souvent avec plus d'un livre dans mon sac.
- Une lecture inavouable? Mon amie Flicka de Mary O'Hara et tous les tomes qui ont suivi... J'avais 10 ans, suis-je excusée? j'avais adoré cette saga très bien écrite mêlant chevaux, adolescents et vie dans les ranchs à l'époque, et surtout L'herbe verte du Wyoming.
- Des endroits préférés pour lire? A la bibliothèque, dans les couloirs vides de ma fac, dans le bus et sous ma couette le soir!
- Un livre idéal pour toi serait... Un mélange de Mo Hayder, Arnaldur Indridason, Jonathan Littell, Bret Easton Ellis et Denis Diderot. Un truc vraiment improbable quoi.
- Télé, jeux-vidéos ou livres? Les trois, mon général.
- Lire et manger? Oui mais juste mes révisions de cours, faut pas pousser.
- Lecture en musique, en silence ou peu importe? En silence.
- Livre électronique? Mamie Georgette ne connaît pas cette technologie!
- Es-tu pour le partage des livres ou préfères-tu une bibliothèque séparée de la personne avec qui tu vis? Entre les BD de Chéri et mes thrillers, je ne risque pas de partager ni de me faire piquer mes livres ahah. Et puis, vus que nous vivons séparément, la question ne se pose pas vraiment en fait.
- As-tu des livres dédicacés? Un seul: J'aime pas l'amour ou trop peut-être de Vanessa Caffin, auteur adorable que j'avais pu rencontrer chez Sophie.
- Tu lis quoi en ce moment? La Cité des Jarres d'Arnaldur Indridason, de la bombe!

Et parce que je suis la bonté éternelle, je ne passe le flambeau qu'à ceux qui le souhaitent. Des petits rats de bibliothèque comme moi quoi.

La crème amincissante, ça vous gagne

mercredi 4 février 2009


Avouez-le: on a toutes appliqué au moins une fois une crème anti-cellulite en espérant voir disparaître cette ignoble peau d'orange. Mon problème, c'est qu'en plus d'avoir les capitons apparents j'ai de jolies veines éclatées le long des cuisses à force de maigrir et de reprendre du poids; des vergetures, mais en beaucoup plus moches quoi. J'ai très vite arrêté d'acheter ce genre de produits par flemme (bein quoi?) mais aussi par désespoir puisque après des semaines d'application, le haut de mes cuisses étaient toujours aussi marqué et mon compte en banque légèrement vidé.
Et puis j'ai pu testé un tout nouveau produit de la marque Linéance: "l'Amincissant Thermo-Sculpt", qui promet minceur et fermeté grâce à la caféine, le lierre et le ruscus. N'ayant pas vraiment besoin de perdre de mon tour de cuisse, j'ai surtout louché sur la fermeté avec un résultat satisfaisant en prime! Après quelques jours d'utilisation, mes capitons n'ont malheureusement pas disparu (la crème n'étant pas anti-cellulite, je le précise) mais mes cuisses sont déjà plus fermes qu'avant. Comment je m'en suis rendu compte? La notice explicative conseille en fait trois petites séances de torture à chaque application: pressions, fuselage et palper-rouler (le pire); au final, j'avais de plus en plus de mal à faire ce dernier tant mes cuisses étaient en béton. Que voulez-vous, j'aurai bientôt les cuisses de Marie-Josée Pérec! Au niveau de la texture, la crème pénètre très facilement sans effet gras et chauffe instantanément grâce au "complexe Collagen'Active" qui stimule la micro-circulation. L'odeur, elle, semblable à celle de l'argile, est assez étrange mais pas non plus repoussante.
Le "Thermo Sculpt" est donc un produit qui a le mérite de tenir ses promesses (en ce qui me concerne du moins), bien loin du "Goodbye Cellulite" de Nivea que j'utilisais pour ma peau d'orange et qui n'avait rien de spectaculaire hormis sa couleur bleutée. Bien sûr, Linéance ne me fabriquera jamais des cuisses de poupée Barbie, d'autant plus que la cellulite est ici loin de sa ligne de mire, mais cette crème est une bonne solution si l'on souhaite affermir temporairement certaines parties de son corps ou qu'on fait tout simplement partie des 10% de garces qui ne connaissent pas les capitons. Elle est disponible à partir de ce mois-ci dans toutes les grandes et moyennes surfaces, et le tube de 125mL coûte 14€.

Merci aux attachées de presse de Linéance pour ce test!


Du Will Smith, du Jacques Prévert et même du yahourt

mardi 3 février 2009

Je n'ai pas envie de parler de mes deux derniers jours passés à Barcelone, du moins pas aujourd'hui. L'article viendra sûrement demain ou dans la fin de la semaine, du coup. Je vous rassure: il ne m'est rien arrivé de traumatisant en terre catalane avant mon départ. J'ai juste l'esprit ailleurs ce soir et je manque légèrement de motivation. Voici donc plusieurs petites choses dont je souhaitais vous parler, pas du tout classées ni reliées entre elles, na!


♥ Vu ce week-end: Sept vies avec Will Smith que Chéri a beaucoup aimé, contrairement à moi. Long et assez incompréhensible, l'ensemble est bancal et peu convaincant. J'ai surtout eu l'impression de revoir des scènes de Je suis une légende (le chien, la mort de la dulcinée, l'univers médical) et A la recherche du bonheur (réparation d'une machine, l'univers médical ici encore). Belle imagination de la part du réalisateur! Heureusement que le sexy Will Smith et la sublime Rosario Dawson rattrapent tant bien que mal le coup, car c'est quand même une jolie catastrophe.


♥ J'ai pu assisté lundi dernier à mon premier concert des Enfoirés à Bercy grâce à LG, et en loge privatisée s'il vous plaît! A côté de mes copines Cat et Angie (la jolie photo est sienne), je me suis juste égosillée à force de chanter à tue-tête mais que voulez-vous, c'est l'effet Christophe Willem :) Je n'ai pas vu les 4 heures du concert passer tant l'ambiance était impressionnante, avec un gros pic d'émotion au moment du final, la photographie de Coluche en fond. Mention spéciale à Jean-Louis Auber, mon mari dans une vie antérieure, en plus de Denis Diderot, qui m'a faite danser telle une bombe humaine (hoho) dans les années 80.

♥ Je vous présente mon nouveau délire culinaire: les yahourts faits maison! J'ai trouvé un joli livre de recettes à la librairie et je rêve depuis de fabriquer mes propres yahourts aux morceaux de figue fraîches. Et ceux à la réglisse aussi. Tout comme ceux à la fleur d'oranger, miam miam. Sachez d'ailleurs qu'il est possible de les faire cuire au four ou au bain-marie si vous ne possédez pas de yahourtière. Allez, je fais bientôt un tour à la pharmacie pour acheter du ferment et je me transforme en Mamie Nova.


♥ Fans de poésie et du personnage, courrez voir l'exposition Jacques Prévert, Paris la belle, à la Mairie de Paris! Entre photographies, poèmes, films et explications, on découvre en sept parties le regard que portait ce génie sur la capitale. J'ai adoré ses collages très rigolos ainsi que les photos de sa petite famille, femme, fille, frère et amis proches, permettant d'entrer un peu plus dans la vie du papa de tout poème écolier. Je suis repartie de là-bas avec trois petites cartes postales de Doisneau, ma préférée représentant Prévert et son gros chien devant le magasin Mérode. Merde, ce mec était trop fort! L'exposition se termine le 28 février et l'entrée est comme toujours gratuite, quitte à faire la queue dans le froid hehe

♥ And last but not least, je suis à la recherche d'un stage pour cet été. Si vous cherchez une jeune femme motivée et passionnée par les langues pour de la traduction/interprétariat/communication en espagnol, n'hésitez pas à me contacter pour que je vous envoie mes CV et lettre de motivation! Je suis ouverte à toute proposition :)

Barcelone: jour 2

lundi 2 février 2009


Réveil après une nuit difficile et une sonnerie exaspérante à 5h26 tout droit sortie du réveil de la chambre d'hôtel que j'avais apparemment très bien réglé, hum. C'est dimanche, ce qui signifie peu de shopping et une journée culturelle en perspective! Nous prenons le métro jusqu'à la Plaça d'Espanya pour visiter les collines de Montjuïc et leur jardin botanique. Le soleil est au rendez-vous mais il n'y a pas foule autour des fontaines magiques et du Palau Nacional. Tant mieux, car voir une jeune femme qui souffre, c'est moche et pas très gentil. Parce qu'à Montjuïc, ça monte et ça monte encore sur des kilomètres, surtout lorsque le lieu qui nous intéresse se trouve à l'opposée de l'entrée du parc... Allez, nous tentons tant bien que mal de prendre les escalators et continuons ensuite à pied, les bottines à talons en veilleuse. La vue est, comme souvent à Barcelone, impressionnante et très étendue, idéal pour se relaxer loin du tumulte citadin. Nous croisons en chemin le Stade Olympique Lluis Companys, stade officiel du RCD Espanyol, seconde équipe de la ville. Ouvert au public mais sentant légèrement l'urine, il a au moins le mérite d'avoir de sublimes statues de bronzes dans son enceinte! A défaut d'avoir de bons joueurs et une belle place dans le classement, le stade brille par sa décoration hehe. Et après une heure de marche, le Jardi Botanic apparaît enfin devant nous, havre de paix d'inspiration multiculturelle. La végétation s'y étend sur 14 hectares et est classée par régions: Chili, Australie, Californie, Afrique du Sud... etc. Ici encore la vue sur la ville est imprenable mais les hyperactifs ne se plairont pas longtemps dans cet endroit si calme et reposant. Amis de la nature, escaladez donc la colline jusqu'à cette jolie réserve naturelle un peu excentrée, d'autant plus que le prix du billet d'entrée (1,70€ pour les moins de 25 ans) n'est vraiment pas un problème.


Notre appétit se réveille vers 15h et nous nous dirigeons vers le Mare Magnum, centre commercial en bord de mer ouvert le dimanche. Nous hésitons devant tous ses restaurants remplis de touristes et optons finalement pour The Wok, chaîne espagnole proposant des plats asiatiques revisités. Leur terrasse au bord de l'eau est en plein soleil, le pied! Le serveur, correct mais sans plus, nous offre des chips de crevettes et nous commandons un "Aon Tong" (boeuf à la cantonaise et légumes sautés, riz blanc) et un "Ayam" (riz sauté au poulet, gambas, langoustines et légumes). Les plats sont délicieux, bien asaisonné mais malheureusement pas assez copieux; mieux vaut donc y faire un tour en cas de petit creux. Les prix ne sont pas excessifs vu le cadre mais on reste tout de même sur sa faim, donc: comptez 11€ par assiette et un supplément si vous vous installez en terrasse.


Et parce que j'ai été très déçue de notre dîner pris chez eux, je me dois de vous parler du Bar Lobo, restaurant branché situé à une rue de la Rambla. J'ai de suite craqué pour sa décoration à base d'énormes lanternes et de longues tables en bois, mais les services sont franchement à revoir. Le contenu des assiettes est ridicule: le hamburger (et sans buns le hamburger) de Chéri ne dépasse pas les 8 centimètres de diamètre et mon boeuf est présenté en 5 très fines tranches, pas une de plus. Les sauces au roquefort et oignons confits sont très bonnes, certes, mais je n'ai pas commandé de la viande rouge pour me faire des tartines. D'autant plus que le pain est payant! Un euro les deux bouts de pain, l'arnaque du siècle aucunement mentionnée sur la carte des plats. Nous sommes au final repartis avec l'estomac presque vide sous les yeux des serveurs expéditifs et prétentieux, du genre à faire une remarque cassante lorsqu'on confond "Agua mineral" et "Agua" tout court, le docteur ès service en salle. Bref, plus jamais.

Barcelone: jour 1

dimanche 1 février 2009

Nous avons passés 4 jours à Barcelone donc 4 articles sur la ville sont à venir. Au programme, comme au mois de septembre: l'hôtel, les sorties culturelles et la gastronomie, hombre!


Arrivée à l'hôtel Barcelo Raval à 11h comme prévu. Le vol avec Vueling s'est très bien passé et nous avons réservé à l'avance 3 nuits par le biais de Splendia, qui nous promettait une chambre placé à un étage très haut pour pouvoir profiter de la vue. Seulement, la réceptionniste au sourire aussi éteint que mes cigarettes nous proposent de payer 10€ supplémentaire par nuit pour passer du 2e au 9e étage; après explications, elle finit par dire simplement "Ah, je n'avais pas vu!", mais je préfère ne pas savoir où serait passé notre argent si je n'avais rien précisé. Ça commence bien, mais nous nous dirigeons déjà vers notre chambre, au 9e étage donc. Placée tout au bout d'un couloir, elle est heureusement à l'écart: pas de bruit, pas d'ascenseurs à proximité. En passant la porte, on est de suite captivé par la baie vitrée étendue sur toute la longueur de la chambre, et surtout sa vue! On aperçoit la statue de Christophe Colomb, le château de Montjuïc et les milliers de toits barcelonais. Le soleil éclaire toute la chambre, hyper-pratique si l'on veut prendre une douche (quasiment transparente!). L'hôtel est donc à éviter si vous ne partez pas en couple, ou vous risquez d'apercevoir la lune de votre ami(e) entre le lit et le coin salle de bains ahah. Des flacons de shampooing et de gel douche au miel et amandes sont à disposition, tout comme des savons à l'huile d'olive non testés sur les animaux s'il vous plaît. Idem en ce qui concerne la machine Nespresso, à utiliser selon les goûts: sachets de thé Rituals (marque de produits de relaxation) ou capsules de café, idéal quand on a du mal à émerger le matin comme Chéri ou qu'on ne peut pas s'endormir sans tisane comme moi.

Mais sortons donc de la chambre, direction le rez-de-chaussée, le spa et le 11e étage! Tout près de la réception se trouve un bar apparemment branché nommé le B-Lounge, proposant repas et cocktails. Nous ne l'avons cependant pas testé, trouvant les prix un poil exagérés (11€ le hamburger). La décoration, elle, est tout de même à la hauteur: ambiance baroque et décalée, entre sculptures animales et fauteuils destructurés!

Un étage plus bas se trouve le spa et la salle de sport, tout de rose vêtus. Les machines sont à la pointe de la technologie, placées en ligne devant la télévision au cas où souffrir ne vous suffirait pas ;) Que les douillettes comme moi se rassurent: derrière le rideau de perles, quelques mètres plus loin, se trouve un petit coin de bien-être. Un sauna côtoie une douche d'aromathérapie qui sent bon les huiles essentielles, pas très pratiques lorsqu'on a oublié son maillot de bain à Paris par peur du froid. Côté vestiaires, rien à signaler: les douches sont très propres et de nombreuses serviettes sont à disposition.


Passons maintenant au toit de l'hôtel situé au 11e étage, qui offre une vue à 360° de la ville. L'endroit est vraiment calme et agréable malgré le vent et le froid, et il est possible d'appeler le room-service si l'on souhaite boire un coup tout en admirant les collines. Pour les plus curieux, des miradors sont mêmes cloués au sol, permettant d'observer les autres touristes jusqu'au Castel de Montjuïc situé à des kilomètres de là. Je m'imagine déjà sur cette terrasse, les fesses posées dans un transat au mois de juillet, sans oublier la piscine (non couverte et pas chauffée, brrr) placée juste derrière moi! Nous l'avons en tout cas bien squattée en fin de journée et le soir, histoire de profiter des derniers rayons de soleil et de me fumer quelques L&M après dîner.


C'est bien beau et sympathique tout ça, mais cet hôtel 4* a tout de même de nombreux côtés obscurs, à commencer par l'absence d'amabilité dont la réceptionniste était apparemment adepte. Au point de ne même pas entendre un petit "Aurevoir" au moment de notre départ, après avoir réglé plus de 200€. Mon père, c'est pas Rothschild quoi.
Au niveau de la chambre, mieux vallait ne pas trop salir les tables vu le travail de la femme de ménage. En l'espace de 3 jours, la malheureuse n'a pas touché une seule fois au bureau placé sous la télévision, où j'avais laissé tomber quelques gouttes de Fanta. Résultat: ça poissait, surtout après qu'elle a eu posé mon livre de chevet (qui n'avait rien demandé) dessus. Idem pour le reste de lait qui s'était renversé sur le plateau à capsules, apparemment oublié et collant aux nouveaux sachets de thé qu'elles avaient déposés. Winneuse! Et je ne vous parle pas des éclats de verre retrouvés près du lit; comme un verre manquait à l'appel à notre retour, je suppose qu'elle l'avait fait tomber sans pour autant en ramasser consciencieusement les débris, tâche ô combien difficile. Et que dire des serviettes de bain propres et pliées mais sales, chacune d'entre elles disposant de sa propre tache brunâtre. Leur service blanchisserie devait d'ailleurs avoir de sérieux problèmes, étant donné que ces traces suspectes se retrouvaient également sur les serviettes des vestiaires du spa...
Mais le pompon a sûrement été le mini-bar placé dans la chambre, proposant le litre d'eau minéral pour 5,50€! Pas très pratique pour se faire un café puisqu'on devait utiliser l'eau senteur chlore du robinet mais comme je le disais, mon père n'est point Rotschild. Je n'ai toujours pas compris pourquoi de tels prix étaient pratiqués alors que le petit épicier d'en bas vendaient ses bouteilles d'eau 0,8€ chacune.
Mon avis est donc mitigé en ce qui concerne l'hôtel Barcelo Raval! J'ai été séduite par son cadre et sa localisation à une rue de la Rambla (quoique la Carrer de l'Hospital n'était pas vraiment rassurante...) mais les services proposés n'étaient pas ceux attendus pour un 4*. Du coup, j'opterai à nouveau pour le Prestige Congress à mon prochain séjour, quitte à devoir prendre le métro chaque jour pour me rendre au centre. L'amabilité et la propreté étaient au moins au rendez-vous, sans oublier le mini-bar gratuit et les 26 m² de la chambre, et toc.




Pour nous remettre de nos émotions, nous optons ensuite pour une petite session shopping à Plaça Catalunya et y rejoignons notre ami Antoine. Il nous emmène déjeuner à l'Absynthe Bar dans le quartier de Barceloneta, bistrot proposant de délicieuses planches et des sandwiches bien garnis. Je partage une planche de charcuteries avec Chéri (9€) et l'accompagne de sangria très fraîche, délicieuse (12€ l'énorme pichet). Le jambon ibérique et le chorizo sont parfaitement assaisonnés, à déguster sur une tranche de pain frottée de tomate fraîche et d'huile d'olive. Et en plus de se régaler, le charme bon enfant du lieu opère. Oubliez les nappes et les couverts en argent: ici les chaises sont dépareillées, les étagères sont pleines de livres poussiéreux et George Brassens tourne en boucle dans la chaîne stéréo! Un lieu convivial aux produits de qualité, le sourire décontractée des serveurs en plus. Ça vaut bien une jolie fleur dans une peau de vache, non? ;)