mercredi 17 juin 2009

Bande de pervers!


Nous, les filles, nous faisons la plupart du temps draguer par des bandes de "lascars" comme on les surnomme. L'un d'entre eux m'a, par exemple, demandé de lui embrasser la fesse droite pour vérifier sa fermeté, sur les tapis roulants de Châtelet-les-Halles. Sauf que la plupart du temps, ce ne sont pas ces petits canaillous qui me les brisent, mais plutôt les autres. Ceux à qui on demanderait volontiers de l'aide, fille en détresse que nous sommes, mais qui ont de sacrés problèmes au niveau du slibard. Morceaux choisis.
Un lundi il y a quelques semaines, il est un peu moins de 9h et je suis dans le 20e arrondissement pour mon premier jour de stage. Je crois être à la bourre, je marche vite sur le trottoir et dépasse un papy qui avançait à deux à l'heure. Je l'entends hurler "MAIS QUEL CUL!". En bien ou en mal, aucun doute: c'est bien de moi qu'il parle puisque je viens de lui passer devant, moi et mon gros derrière. Ou comment commencer la semaine dans la joie et la bonne humeur. Je lui aurais bien fait une balayette, la chaussée glissante était à vrai dire idéale pour lui faire prendre conscience de l'importance de son cul à lui sur le goudron mais je n'avais pas envie d'être interpellée par la police pour agression sur une personne du 3e âge non plus. Il m'a fait penser au papy qui "regarde ses petites filles" dans 37,2 le matin, je ne vous félicite pas monsieur. Zéro pointé en technique de drague, je me demande ce que ça devait donner dans les bals musettes il y a 30 ans.
Toujours dans le même quartier, c'est l'heure de ma pause déjeuner; je suis habillée comme une patate et j'ai horriblement envie d'un Royal Deluxe plein de sauce (la classe). Je sentais bien que ça sentait la mouise, la plupart des travailleurs du bâtiment, eux aussi en pause, se retournant en groupe à mon passage alors que, je répète, je ne suis pas particulièrement mise en valeur par ma tenue du jour. Et j'arrive devant le Baudelaire de la drague, un mélange de bûcheron mêlé à un trou de balle qui me dit: "C'est 20 euros l'amour!". A mon avis, le gars devait avoir de sérieux problèmes de vue parce que, vu sa tronche, c'était plutôt 20 euros la semaine toute entière boissons comprises quoi. Cette blague doit en tout cas faire un carton dans son entreprise car ces collègues étaient tous pliés en deux, qu'est-ce qu'on se marre José! Tous les hommes deviendraient-ils fous en arrivant à la Porte de Vincennes?
On remonte le temps maintenant, j'ai 15 ans et j'attends des amis au métro Ménilmontant pour un après-midi narguilé/thé à la menthe. Alors je ne sais pas si vous avez déjà poireauté sur place pendant 1h30 comme moi (j'avais des copains peu ponctuels) mais on dirait que toute trace d'oestrogène y a disparu: il n'y a que des hommes dans la rue. Bref, en voilà un qui m'aborde, jeune, grand, apparemment normal et me murmure: "Ça te dirait qu'on aille vite fait à l'hôtel tous les deux?" "Non, je ne crois pas, non", que je réponds. Et le voilà qui disparaît. La scène s'est passée tellement vite que j'ai dû mal à réaliser que cet inconnu m'a bien demandé ce qu'il m'a demandé. Mais le v'la'ti pas qui revient, 20 minutes plus tard, et insiste pour que j'accepte sa proposition. Je ne crois toujours pas, non, et je rajoute qu'il peut aller se faire voir chez les Grecs (mais en plus grossier). Ce qu'il fait tout simplement, la queue entre les jambes. Non mais ça va quoi, un après-midi chicha c'est sacré! (je rigole hein)
Je passe la foi où un handicapé mental m'a couru après dans la rue en criant "BONJOUR, MADEMOISEEELLE!". J'ai surtout eu peur en voyant une masse tel David Douillet foncer sur moi, mais je n'habite pas loin de Saint-Anne en fait, les personnes qui parlent toutes seules ou qui se cognent aux arbres sont monnaie courante dans le quartier ahah (bein quoi?). Autant vous dire que quand un lascar m'appelle "Miss" et me dit que je suis "charmante", il en est encore au niveau débutant de la drague, le petit joueur.

16 commentaires:

  1. Ca rigole pas dis donc dans cet article! C'est dingue ce qui peut t'être arrivé...
    Ca me rappelle qu'une fois au Chili, en rentrant tard le soir à la maison (en hiver, donc vers 20h), je passe rapidement devant un groupe de papys et vlà ti pas que l'un d'eux se met à me suivre en me criant, je cite "je veux te toucher le cul... Je te vais te la mettre...". Bien courtois le papy. Et il se rapprochait de plus en plus de moi (malgré ma démarche plus que rapide). D'un coup j'ai stoppé rapidement ma marche et je lui ai envoyé un gros coup de sac (dedans il y avait un livre de cuisine...), je te raconte pas le choc, il en est tombé le papy et moi je suis partie en courant avant qu'il se relève. XD

    Désolée pour le pâté, je voulais te montrer qu'au Chili, les mecs, ils sont pas mieux...!

    Bisous!
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  2. Non mais quel acharnement! Imagine un peu si tu avais mis du rouge aux lèvres ou encore une
    Jupe! Pas cool en tout cas.
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  3. J'ai oublié de te dire, enfin de te demander, tu pourrais m'envoyer ta bannière pour que je la mette sur mon blog pour te linker? Car j'en ai fait une, et je ne suis pas vraiment contente du résultat!

    Mon adresse mail est sur mon blog dans la partie Linda en bref, dans la colonne de droite ;)
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  4. Rond point de Ménilmontant, là où j'habitais avant. je vois tout à fait la scène dont tu nous parles.
    C'est exactement au même endroit que j'ai eu droit à ce moment de drague mais au Mc Do cette fois.
    C'est la classe, surtout quand tu ne t'attend pas à ce que se soit le vendeur qui te fasse sa proposition nocturne !!!
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  5. Ton billet m'a beaucoup fait rire ! Tu es tombée sur de sacrés cas quand même :) .
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  6. Si seulement c'était rare ce genre de scènes mais le pire c'est que c'est souvent plusieurs fois par jour qu'on doit supporter lesgros lourdingues !
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  7. très rigolo merci ^^. Moi, j'habite juste à côté d'un supermarché etttt quand y'a des livraisons bah les gros camions s'arrêtent dans "notre" chemin ;p et quand tu vas au supermarché t'as toujours des chauffeurs à la con qui sifflent ou qui disent bonjour ou qui te regardent de façon bizarre...:O je fais toujours semblant de ne pas entendre, sinon je pourrai très bien me bagager et lacher mes chiens ^^...
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  8. Il s'en passe des choses dans le 20ème! Pour les mecs du batiment... Je sais hélas qu'ils ne font guère dans la dentelle...
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  9. linda: il faut toujours se méfier des papys, dans n'importe quel pays ahah il y en a d'ailleurs un qui m'avait dit, à mon ancien travail, que quand l'homme vieillit le cochon rajeunit. hum, charmant!

    chris d'ego: je crois que je suis un aimant à boulets, boulets qui aiment les filles mal habillées (les nuls)!

    linda: je t'envoie un mail dès que possible poulette :)

    faustine: peut-être qu'il s'agit de la même personne :o comment tu as réagi du coup? moi je crois que j'aurais tourné les talons et serais partie! malotru quoi!

    fleur de cerise: comme je disais à chris, je dois attirer les cas sociaux ahah et j'en ai encore plein en stock! mais si je t'ai fait rire, c'est le principal :)

    les chroniques d'une blonde: c'est clair, ils doivent se consulter entre eux hinhin ça me rappelle la première fois que je suis allée à barbès pour garder mon neveu, j'avais 14 ans et je me suis coltinée deux gros balourds: un qui m'a félicité sur mon string (pas visible) dans le métro et un autre qui m'a suivi dans la rue quand je ne trouvais pas mon chemin... et là tu n'as qu'une envie: leur envoyer un coup de genou là où je pense mouahaha

    la pingouine: en plus les routiers ont des horribles klaxons, tu as juste l'impression de perdre tes tympans quand ils "t'appellent"! tu devrais leur demander de t'offrir des packs de boissons à l'oeil ahah

    syanna: les balourds doivent se retrouver par quartier ahah pour les travailleurs du bâtiment, je pense surtout que le fait d'être en hommes les rassure! du coup, c'est blague salace à gogo et vas-y que je drague la petite jeune qui passe, juste pour rigoler avec les copains. sauf que c'est chiant :)

    bisouuu
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  10. Il était en train de me rendre la monnaie, donc l'entrevue était terminée, je n'ai juste pas dit merci et je suis parti. En fait j'ai plus étais surprise qu'autre chose.
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  11. Quelle galanterie ce papy, vraiment XD
    J'attends ton mail alors, prend ton temps, mais pas trop quand même! ^^

    Bisous
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  12. faustine: tu m'étonnes que tu étais surprise! c'est comme un boulanger qui m'a sorti, un jour: "vous voulez mes baguettes? hinhinhin". je n'ai rien répondu tellement j'étais hébétée ahah

    linda: arrête, il me regardait avec un air lubrique brrr je me rends compte que je suis tombée sur de sacrés cas quand même, woulalala!
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  13. Et quand ça nous arrive, on croit toujours que ça n'arrive qu'à nous... Eh bien non, il y a des déglingués partout dans le monde!
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  14. Coucouuuu! Mais haha quoi ! Bon maintenant je vais y mettre mon grain de sel et raconter une anecdote. Il y a quelques semaines sur les Champs, alors que je me rends tranquillement à l’école, un homme me suit. Bon il est au téléphone et puis quoi de plus normal qu’un homme qui marche dans la même direction que vous sur les Champs Elysées après tout ? Sauf que quand il s’est rapproché suffisament pour que je perçoive des bribes de conversations, j’ai entendu des choses telles que (et Baudelaire n’a qu’à bien se tenir) : « Je vais te bouffer ton minou juteux » ou encore « te briser tes petites pattes arrières et t’enfoncer mon gros poireaux » et autres octosyllabes et alexandrins non moins charmants. Je me suis donc arrêtée pour le laisser passer devant, il s’est arrêté en même temps que moi, a continué sa discussion ma foi passionnante pour se laisser entraîner dans la filature d’un groupe de filles d’une quinzaine d’années.
    Y a vraiment des tordus dans les rues, et pas que près de Ste Anne…
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  15. linda: partout oui ^^

    elody: ahah mais quel taré! ça m'en rappelle un qui traînait sous la pyramide du louvre, libre d'accès au public, et qui allait voir toutes les minettes en disant "vous savez que la majorité sexuelle, c'est 15 ans?" et après il partait en slalomant entre tous les touristes, un vrai sadique!

    bisouuu
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  16. erf, c'est dur d'être une nana quand on vit en ville, c'est clair ! Le plus chiant c'est que nos chéris ne comprennent pas quand on leur dit que non, on ne veut pas prendre le métro seul le soir parce qu'on flippe de se faire emmerder par des pervers... et puis la journée quand on se balade seule on rencontre aussi le genre d'énergumène débile dont tu parles :(

    Je déteste attendre une copine toute seule dans la rue plus de 5 minutes, parce qu'à chaque fois ça ne loupe pas, un débile vient m'aborder pour me faire des propositions salaces !
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